NADIA
Nadia ne fit aucune opposition à ce projet etAlexandre Naudin, qui avait pensé produirequelque effet en dévoilant un plan aussi magni-fique et qui se préparait à jouir de la surprise desa maîtresse, constata qu’elle l’acceptait sansplus d’enthousiasme que s’il lui avait proposéune excursion dans la banlieue de Tiflis.
Il en ressentit un peu de dépit. Mais il n’étaitpas dans sa nature de se faire de longs soucis etil revint vite à la belle humeur qui lui était ordi-naire.
Ils commencèrent leurs préparatifs de départet demandèrent les visas nécessaires pour laTurquie. Il ne leur restait qu’une semaine àpasser à Tiflis.
C’est alors qu’à sa grande surprise Nadia com-mença à sortir seule. Elle ne l’avait, à la lettre,pas quitté d’une heure depuis qu’ils habitaientensemble.
Or, un matin, Naudin faisait quelques coursesdans le centre de la ville. Il avait peu de tempsauparavant laissé sa maîtresse endormie dansleur chambre. Quel ne fut pas son étonnementquand il crut la voir entrer à la poste centrale
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