« société religieuse (i). » La société religieuse estintérieure et extérieure. Elle a un pouvoir extérieur ,des ministres extérieurs , uri culte extérieur, des signesextérieurs. Je ne puis m’empêcher de croire que ceseroit une erreur grave de la présenter aux hommescomme ne réglant que les volontés intéiicures sansavoir aucuns moyens extérieurs de faite impressionsur les sens de l’homme, sur l’homme tout entier.N on seulement la société religieuse est intérieure etextérieure, mais elle précède nécessairement la sociétépolitique dans sa formation; car il est dans l'ordredes choses que la société qui comprend les rapportsgénéraux, primitifs de Dieu à l’homme, précède lasociété qui comprend les rapports subséquens, les rap-ports particuliers des hommes entr’eux créés à l’imagede Dieu, et l’on peut dire que si l’homme est crééà l’image de Dieu, par une raison d’analogie, la sociétépolitique est créé à l’image de la société religieuse,et par conséquent lui est subordonnée.
M r De Bonald reconnoit ces vérités dans la Lé-gislation primitive et dans plusieurs autres ouvrages.
« L’homme, dit - il, est une intelligence servie par„ des organes.
« La société est religieuse lorqu’elle embrasse les rap-« ports de Dieu et de l'homme.
« La société est politique lorsqu’elle embrasse les rap-„ ports des hommes entr’eux sous la souveraineté(( de Dieu.
« Ainsi comme l’homme est une intelligence qui« doit faire servir ses organes à ia fin de son bonheur« et de sa perfection, la société civile est la religion« ( j’ajoute l’Eglise, qui seule conserve le dépôt des« lois religieuses et juge de tous leurs développemens )« qui doit faire servir la société politique à la peifec-« tion et au bonheur du genre humain; d’où M r De
(i) Théorie du pouvoir; préf., page 3, ligne ifi.