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Dans son premier et son plus important ouvrage,dans son traité du Pouvoir politique et religieux, ila fait marcher en avant le développement de la con-stitution politique. De titre même de l’ouvrage sem-ble présenter la politique avant la religion; et il mesemble que dans un ouvrage de l’importance de celui'de iYI r De Bonald, destiné à diriger, à redresser lespensées des hommes sur les objets les plus essentiels,sur les plus hantes questions de l’ordre social, le titre,la division de l’ouvrage devroit faire toucher au doigttoute la force de ses principes qui ne sont autres queceux de la raison éternelle ; car le titre d’un ouvragedoit non-seulement annoncer le sujet, mais en être,en quelque sorte, l’analyse la plus substantielle, et « il« doit renlermer le sens le plus étendu sous l’expres-« siou la plus abrégée et la plus précise (*). » L’avan-De i 0 .’ lagc de cette division seule naturelle et parfaite, eûtnald, été de fixer d’abord les idées par la seule expositiondu titre et par la simple division de l’ouvrage,- il en seroitrésulté dans les développemens une marche bien plusnaturelle et plus féconde: M r De Bonald, au lieude rappeler les preuves de sa théorie du pouvoir poli-tique pour venir à l’appui de ses principes religieux,annonceroit, comme développement et confirmationde ses principes religieux , la théorie du pouvoir po-litique, et il en découleroit naturellement la preuveque ce n’est pas la politique qui vient à l’appui dela religion, mais que c’est la religion qui donne lasanction, la raison au pouvoir de commander, ausujet d’obéir.
On ne peut s’empêcher d’observer que cette inver-sion a entraîné M r De Bonald à plusieurs expres-sions inexactes et même à des erreurs
Le plus grand reproche que l’on puisse faire àM r De Bonald, est, ce me semble, d’avoir presquetoujours admis l’égalité où il n’y a que similitude;je m’explique: dans la préface de la théorie du pou-voir, M r De Bonald dit: « Qu’il traitera d’abord de« la constitution politique, parce que la société est« nécessairement politique ou extérieure avant d’être