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De la civilisation
Entstehung
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les rapports quî existent entre les êtres , et en s'éle*vant au-dessus, de trouver le noeud par on lespeut réunir. Sans doute dans lexposition de princi-pes si élevés, il peut quelquefois paroître obscur etsec; mais bientôt la vérité comme une vive lumière

f ærce avec éclat tous les nuages dont elle étoit enve-oppée; alors le style devient rapide comme la pen-see, vivant comme le sentiment; il entraîne, il forcetoutes les résistances; les images brillent de toutesparts et elles paroissent les complémens plus encoreque les ornemens des plus hautes idées intellectuelles;elles réalisent, leur donnent un corps , et font voirla cause agissant dans les effets et les effets remontant'à la cause. Son style brûlant, joint à ses réflexionsprofondes, donne souvent à sa philosophie liutérêt deli poésie, ÎVl r De Bonald est lui-même la preuvede celte noble vérité qu'il a si bien exprimée, « quune« doctrine vivifiante et généreuse s'énonce ou plutôt« se colore dans un style animé, plein de forces etb de grâces, comme une lumière brillante à travers« un cristai. )>

Mais il ne faut pas que les nombreuses beautésrenfermées dans ses ouvrage, nous aveuglent sur leursdéfauts. Souvent la chaleur de son style et presquela clarté de lexpression semblent labandonner. Ilmanque quelquefois dunité et tantôt il natteint pas,tantôt il dépasse les limites de son sujet ou de sapensée. Négligeant trop les objections, il se conten-te quelquefois de repousser au lieu de réfuter, et-daigue ou semble ignorer tout ce qui uest pas dac-cord avec ses principes: le génie dun seul hommene pouvoit sans doute suffire à lexécution parfaitedaussi vastes plans; moins simple, moins clair queDomat, inférieur à Bossuet par la hauteur ou parla franchise de lexpression, ne déroulant que lente-ment et par parties ce que Bossuet saisit dun coupdœil daigle, il a quelquefois plié sous le poids deses pensées et sest ambarrassé dans ses richesses. Cestavec regrôt, avec le respect à un si grand et siexcellent homme, que joserai lui reprocher de navoirpas rempli tout son mérite.

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