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isolés, découragés, et ne songent qu’à se sauver dunaufrage universel.
Le bon effet des tins et des autres est donc méconnuou détruit par tout ce qui les entoure et les combat.
Donner un lien d’unité à ces principes de généra-tion, en faire urt faisceau fortement lié, un levainprécieux qui puisse purifier la masse, en un mot, em-ployer les hommes vertueux à propager les bonnes doc-trines, à rétablir les bonnes institutions, tel est levéritable moyen de donner aux idées, aux sentimens,aux institutions, une heureuse direction.
Sans doute, les hommes attachés aux lois fonda-mentales, éternelles de toute vérité, de toute justice,ne peuvent pas être tous réunis sur un point; maisdéjà unis d’avance dans les mêmes vœux, la même foi,le même amour , il faut qu’ils se fortifient encore parleur union parfaite, dans une direction commune. Ilfaut qu’ils commissent bien le but auquel ils doiventtendre, les moyens d’y parvenir. Tous les hommesdonc, quelque soit leur rang, leur âge. leur position;qui ont i’esprit assez éclairé * lame assez élevée pourcomprendre l'excellence du-rhristianisme et la nécessitéde concourir à son triomphe sur nos erreurs et nospassions, partant d’un même point pour arriver aumême but, ayant nécessairement des positions et desinclinations diverses, seront amenés, par-là même,à reconnoître et à propager l’unité et l’excellence de lamême vérité dans l’immense variété des détails et desapplications. Noble réunion de tout ce qu’il v a devéritablement bon et grand parmi les hommes! l’hommede génie et l’homme de bon sens se rapprochent et setouchent; ils ont tous deux la vérité pour centre. Ilsne diffèrent que parce que la sphère de l’un est plusétendue que celle de l’autre. Une belle âme a la mêmeparenté avec le génie. Elle a des lumières qui lui sontpropres, des illuminations soudaines qui partent ducœur ; elle va par instinct au vrai et au bien, aussisûrement peut-être que par la méditation. Hors detoute vérité, dè tout bon sens, de tout génie, sont cesesprits d’entre*deux, nés pour troubler le monde, ditPascal, plus communs aujourd’hui que jamais, et quine connoissant ni l'homme ni la société, pareequ’iis