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source de tout ordre; et le clergé et la noblesse vouésà la défense des lois ieligieuses, et des lois politiquespremières conséquences de ces lois, seront les premiersmoyens d’ordre, ordres extérieurs et sensibles dansleurs ensemble, pour maintenir l’ordre général ; touteautre constitution de la société, substituant des rapportsimparfaits et vicieux à des rapports parfaits, ne fera querompre ce lien qui doit unir la vérité dans les penséeset la vérité dans les actions; et tantôt les erreurs en-fa nterout les désordres, tantôt les désordres amènerontles erreurs. La religion est donc le centre auquelviennent se rattacher toutes les sciences morales, toutesles bonnes institutions; et ce lieu puissant qui lesunit ne me paroît pas avoir été assez étudié. Cepen-dant quelle haute instruction ne résulteroil-ii pas dudéveloppement de cette vérité primitive, de celte véritéessentiellement féconde! que de traits de lumière jail-li roîent sur l’ordre entier des connoissances humai-nes!... Que d’erreurs rentreroient dans les ténèbres,disparoîtroient à la seule exposition de ces belles idéesqui éelaireroient tout le vaste horisou des sciences etdes institutions. Il faut aujourd’hui exposer ces gran-des vérités dans toute leur majesté, replacer à la tètede son empire la religion, cette reine qui gouverne etpar droit de conquête et par droit de naissance ; expo-ser tous ses titres à la vénération universelle, en mon-trant que les idées religieuses et par conséquent natio-nales sont les sources uniques du vrai , du beau ,dans toutes les sciences, dans toutes les institutions,même dans celles où l’on soupçonneroit le moins qu’el-les doivent avoir inlluence.
Quelques livres ont puisé à cette source toujourspure et intarissable; ils développent fortement les con-séquences des vrais principes et en font aux sciences età la marche générale de la société de belles et nom-breuses app! nations.
Quelques hommes sincèrement attachés à cette doc-trine, en font la base de leur conduite.
Mais ces livres sont confondus, et pour ainsi dire noyésdans l’immensité de nos bibliothèques.
Ces hommes épars sur la surface de la terre vivent