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Iule, rallieront, par leur vertus et leurs lumières, lesclasses les plus élevées, les plus éclairées de la société.
L’orgueil de la raison luttant contre la foi, le senspropre contre la soumission due à l’église, voilà l’abrégéet le fond du luthéranisme. Ces principes d’indépen-dance ou plutôt de licence n’avoicnt d’abord été pré-sentés que sous des formes théologiques et avec desrestrictions.... mais bientôt ( et l’on pouvoit s’y at-tendre et le prévoir ) rompant toutes digues , ils dé-bordent, ils inondent, ils font irruption dans toutesles parties de l’ordre social et des sciences humainesliées à la religion. Le nombre et la qualité des com-battans s’augmente à mesure que l’espace du combats’étend ; bientôt il est devenu général. Ce ne sont plusquelques dogmes particuliers, quelques vérités hautesenveloppées plus ou moins dans un langage théologiqueet métaphysique, ce sont toutes les vérités religieuses etpar une conséquence nécessaire toutes les vérités so-ciales, et sous toutes les formes qui sont en proie à devives et interminables attaques. Des hommes de toutesles classes entrent dans celte ligue contre le christia-nisme; non - seulement la littérature est déshonoréepar les plus monstrueuses absurdités; la religion estattaquée par ceux qui devroient être ses défenseurs, laroyauté elle-même désertée par des roi?... tant estgrande la maladie qui travaille le corps social! On peutremarquer surtout l’alliance de deux classes d’hommespour détruire l’ordre social, et cette alliance prouveencore ce que j’ai avancé, que les idées qui forment lahiérarchie des sciences sont la hase des institutions quiforment la hiérarchie de la société. Les unes et lesautres s’élèvent, prospèrent, sont attaquées et périssentensemble. L’orgueil des hommes de lettres ne pouvoitsouffrir le joug salutaire imposé à la raison par la foi.Ils secroyoient les seuls éclairés, au-dessus des préjugés,faits pour retirer les hommes des ténèbres de l’igno-rance auxquelles les condamnoient la religion catholi-que. L’orgueil des hommes que la naissance avoitplacés dans des positions inférieures ne pouvoit souf-frir la hiérarchie établie. Leur jalousie contre les classesélevées , contre les prêtres et les nobles ne tendoit àrien moins qu’à renverser l’antique constitution de la