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les contrées les plus lointaines , mais également pro-pres à la retraite et au monde, aux savans et aux grands,ils parlent le langage convenable à chacun d’euxéton-nent , ramènent les uns par l’étendue de leurs connois-sances, attirent, séduisent les autres par rurbauité etl’élégance de leurs manières.
Pensées, paroles, écrits, actions ne doivent être quedes expressions différentes de la même vérité. Sous cerapport les écrits ne sont pas d’un plus grand prix queles paroles, les paroles que les actions. Celui-là estle meilleur qui obéit le mieux, soit dans ses actions,soit dans ses écrits, aux lois expressions générales desvéritables rapports des êtres. La véritable prééminenceest dans la pureté de l’intention et l’étendue desefforts.
A certaines époques de la société , les principes del’ordre social étant généralement reconnus, ce ne sontque des désordres particuliers qu’il s’agit de corriger.C’est surtout par la force des armes 'que l’on peutles réprimer.
Mais lorsque les principes mêmes, bases de toutecivilisation, sont livrés à des attaques de tout genresans cesse renaissantes, lorsque la lumière de nos pen-sées et de nos actions est prèle à s’éteindre, alors cesont les idées et les senti mens, bases des constitutionsde la société , qu’il faut redresser et en quelque sortereconstruire. Alors le genre de combat n'étant plusle même , celui de la défense doit y être proportionné.
Au premier âge, c etoient les actions qui étoientdétournées de leur véritable but, c etoient les noblesqui donnoient à la société le funeste exemple desguerres particulières.... Ce sont les actions qui sontramenées à un but général d’utilité. Ce sont tes no-bles qui reçoivent et donnent cette impulsion si fa-vorable à l’ordre social. Au second âge, c’étoit l’or-gueil des lettres, de la raison, luttant contre la foiqui menaçoit la société chrétienne, c’étoieut des théo-logiens qui aroieilt entraînés à ce malheureux schisme.Ce sont les lettres sanctifiées, la raison éclairée parla religion qui ramènent les hommes à la foi; et desa'ans théologiens réunissant les connoissances desbelles-lettres et sachant embellir par elles uu fond so-