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te toyaume de nouvelle facture. Vous avez dépouillél’indigence, vous avez arraché le patrimoine des pau-vres au clergé , les propriétés à la noblesse. Servez-vous de ces iniques dépouilles; cabalez, intriguez; vousacquerrez, par l’élection , le droit de disputer auroi môme le devoir de rendre la justice à sespeuples.
Mais je le demande à ces savans politiques : quedeviendroit une armée en présence de l'ennemi où l’onmettrait à l’ordre: tous les soldats ont droit de se ras-sembler, de tenir des conseils de guerre, de propo-ser des cbangemetis aux mesures que les chefs croientdevoir prendre pour se défendre P... cette armée seraitinfailliblement détruite.
Une société aussi est une armée dont le Roi est legénéral, elle a l’ennemi à ses portes, ou, pour mieux dire,dans son sein ; cet ennemi a au miiieu d’elle ses plusfidèles alliés ; l'orgueil, l’impiété, toutes les passionsnous minent, nous assiègent, nous font une guerre d’ex-termination ; le champ de bataille est encore couvert demorts, les combats renaissent sans cesse ; et c’est danscet état de guerre civile, tandis que la vigilance la plussévère peut à peine suffire à surveiller et à comprimerles rebelles, que l’on dit à tous indistinctement: lechamp est libre, rassemblez-vous; parlez, écrivez, im-primez; tous ont des droits égaux non-seulement à laliberté, mais aussi à la domination! ! !
IN'ous touchons à une grande époque, celle qui doitamener la consommation de toutes choses, la révolutiondu christianisme à l’athéisme, à l’extinction de toute foi,de toute justice sur la terre ; tous les changemens opé-rés dans la société depuis un demi siècle, la préparentd’une manière effrayante. Partout la liberté de tousles cultes proclamée, et conséquence de. ce dogme impie ,la liberté de la presse qui outre un libre cours à tou-tes les erreurs et n’opprime que la vérité; l’abolitionde l’ordre du clergé, ses propriétés sacrées passées endes mains étrangères; la dépendance où sont les minis-tres delà religion de l’humanité des gouvernemens,deces gouvernemens qui, au lieu de se regarder commeles ministres de la religion, regardent la religion elle-même comme un moyen de police; l’affoiblisscment du
pouvoir