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pouvoir des Rois; les Rois eux-mêmes, images vivantesde Ja divinité, oubliant cette sublime mission qui leura été donnée d’en liant, descendus au point de n’êtreplus que les mandataires du peuple; des institutions ré-publicaines qui allument dans un degré effrayant l’or-gueil et la cupidité; l'accroissement sans bornes destroupes soldées, barrières impuissantes à opposer auxpassions, terribles et dangereux inslrumens du despo-tisme des Rois et de l'anarchie populaire; à la placedes lois fondamentales et éternelles du vrai, des ordon».nances dictées par les erreurs et les passions du jour;partout enfin une orgueilleuse raison substituée à l’em-pire de la religion; telle est aujourd’hui le spectacleque nous offre presque l’Europe entière! Je vois lesHors s’endormant sur leurs trônes chantelans ,-fu-dessusdes abîmes , lés peuples se précipitant à l’envi dans tou-tes les révolutions, et n’en sortant que pour élever àgrand bruit des constitutions qui légalisent les erreursqui les ont amenées; des instans d’une paix trompeuse,plus funestes que les désordres de l’anarchie, puisqu’ilsen confirment les résultats et ne laissent même plus deplace de l’espérance ; et au milieu de toute cette con-fusion « je vois l’athéisme s’avançant à pas lents, se« glissant à la faveur des désordres et étendant sur l’Eu-« rope son crêpe funèbre. » (*) Sommes-nous donccondamnés à périr sans ressource.' Et ne nous reste-t-ilplus qu’à attendre dans le silence et l’effroi les nuagesamoncelés par cet amas d'erreurs et de crimes, la fou-dre qu’ils doivent allumer et qui doit finir par toutconsumer ! ! !
Pesons froidement les choses.... On parle sans cessede l’union entre tous les hommes, comme du seulmoyen de revenir à l’ordre; mais l’inion naît del'unité et l’on établit au milieu de nous, on consti-tue, pour ainsi dire , la division. Divisions religieuses,divisions politiques, combat de toutes les religions,combat des pouvoirs en politique, combats des an-ciens souvenirs, des lois éternelles de la justice, con-tre les nouvelles institutions, contre les arrangementdes passions/ L’union peut-elle être le résultat de tantde divisions ?
(*) MfDe Bo-nald.,
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