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Souveraineté de tous les orgueils ; protection du droitsouverain démettre toutes les erreurs,- liberté de lapresse qui n’est que la liberté d'opprimer la vérité;voilà les lois fondamentales de nos monarchies con-stitutionelles. Ainsi ces constitutions tant vantées nesont que la légalisation de l’erreur et du désordre;elles sont les constitutions de la déconstitution de lasociété. Plus d’ordre du clergé! toutes les sectes sontégalement tolérées, protégées; comment supporter unordre d’hommes voués à la défense de certains doc-
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mes exclusifs qui réprouvent tous les autres? Plusd’ordre de la noblesse! tous- les hommes sont' non-seulement libres et égaux, mais- souverains de leursactions comme de leurs pensées. La prééminence dequelques-uns est une véritable usurpation , un outrageaux droits de tous. Ces devoirs si élevés que l’oncroyoit jadis ne pouvoir entourer d’assez de consi-dération, auxquels on étoit préparé par l’éducation 1 ,et qui se transmettoient de générations en générationscomme le plus précieux héritage, sont livrés en proieà l’ignorance présomptueuse, à l’orgueil, à la cupidité !la propriété, c’est-à-dire une certaine portion de ma-tière, voilà la seule condition exigée pour déciderde la morale môme des nations ; et tandis que jadislà prééminence de l’homme ne s’attaeboit qu’à celledes devoirs, aujourd’hui la prééminence même desdevoirs est attachée à une condition toute matérielle.Ainsi disparoît cette idée morale d’obligations sévèresqui jadis se présentoit l’a première et s’élevoit au-dessus de toutes les autres. Hélas! dans des tem»reculés et que nous appelons barbares, c’étoient leshommes voués aux dernières fonctions de la sociétéqu’on considéroit comme des serfs attachés à la glèbe.Aujourd’hui c’est la morale, la justice, le devotVd’en être l’interprète et le distributeur vis-à-vis despeuples dont on firit, pour ainsi dire, des serfsattachés à la- glèbe. IV’en doutons pas; sousl’influence d’une pareille constitution, la société tom-bera rapidement dans les derniers abîmes du ma-térialisme. Un orgueil mille fois plus sot et surtoutbien plus implacable que celui de la naissance, lfor-gueil de la- fortune et du pouvoir, lie pltas- ardente