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»,*r avec les erreurs et les vices, et enhardit l’orgueilet la licence de tout ce dont elle allbiblil leur pou-voir. Jadis des devoirs plus ou moins étendus dis—tinguoient les diüérentes cla-ses; la subordination quiexistoit entre les lois, marquoit celle qui dcvoit existerentre les hommes chargés de les défendre. Le clergéchargé tle la défense des lois religieuses, sources detoutes les autres, la noblesse destinée perpétuellementet uniquement à la défense des lois politiques et civi-les , conservatrices et protectrices de tout l’ordre so-cial, précédoient le tiers état. Ces trois ordres représen-toient véritablement le corps social, puisqu’ils formulentréellement tout ce qui le compose., le maintient, en faitla force et la prospérité. La souveraineté du peuple ren-verse eet ordre parfait. Les fonctions les plus éminen-tes ne sont plus des devoirs sacrés et pénibles ,qui coinmandoicnt de grands sacrifices , auxquelson étoit préparé par la naissance , l'éducation , etpar un dévouement héréditaire. Ce ne sont plusque des jouissances d’amour - propre que tous sontindistinctement appelés à partager. Ainsi , commel’incrédulité se cache sous le voile de la tolérance ,la démocratie se glisse sous le voile de la souve-raineté du peuple et détruit tout ordre monarchiqueen sappant les choses el en conservant les noms. Cesdeux dogmes parallèles reculent Dieu des pensées etdes institutions humaines, et 1 anéantiroient , s’il étoitau pouvoir du mensonge d’anéantir la vérité; ils livrentl’homme en proie au libertinage de son orgueil. Laliberté de la presse est une conséquence nécessairede la souveraineté des individus et de celle des opi-nions particulières; elle est la moindre prérogatived’un peuple roi. Qui pourroit nombrer les crimesproduits par ces monstrueuses erreurs J et rependant,qui le croiroit! ces enfans de l’orgueil en délire,ces erreurs nées de la dissolution de tous les princi-pes, flétries et discréditées à jamais par tant et desi funestes expériences, deviennent les bases du nouvelordre social que l’on prétend élever; c’est avec cesruines que nous voulons bâtir nos constitutions mo-dernes! En religion, protection de la souverainetéde toutes les erreurs; en politique, protection delà