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De la civilisation
Entstehung
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usurpations de pouvoir, à ressaisir en dehors deslimites de leur institution la considération quils au-roient trouver dans leur existence personnelle.De celte disposition à se constituer cux-niètnes lesreprésentans du peuple, ses tribuns, si jose le dire,livaiisaut a-vec lautorité royale. De la part activeque* le parlement prit à tous nos troubles, à la fronde,à la révolution. Telles et plus funestes encore sontles suites de toute institution écartée de sa nature!tant il est enssentiel de ne point diviser ce qui estuni et de conserver dans l'infinie variété des applica-tions ce principe dunité auquel nous sommes toujoursobligés den revenir, et qui ne se trouve que dansla hiérarchie de la société considérée toute entièrecomme le développement des lois religieuses.

Si, dune part, le ministère de la justice livré à uncorps plus populaire recevoit et transmetloit, en quel-que sorte, les doctrines populaires, daune paît, lesmœurs de la noblesse qui sétoit jetée presque touteentière dans la profession militaire, déjà altérées parl'abandon de leurs premiers devoirs et de leurs anti-ques usages, saiî'oiblissoienl tous les joins davantage.Vains de leur prééminence dans lopinion, les gentils-hommes se contentoient dune éducation supeificiellequi ne jette point de racines dans lesprit, ne donnepoint de poids aux seniimens. De celte légèr eque les autres nations reprochoient en général à lanation françoise, légèreté qui faisoit souvent attacherplus dimportance aux ridicules quaux défauts, auxdélauts cjuaux vices. La grâce, lélégance des ma-nières, la laluité soutenue dun peu de bravoure, couvroientles torts souvent graves d'une jeunesse dissipée et orageu-se. Linstruction solide, la probité sévère et délicate, tou-tes ces vertus qui mûrissent dans l'habitation des campa-gnes et sévaporent dans les villes, que nourrit une viete-lirée, et quune vie frivole et dissipée, sans autres devoirsque quelques exercices phydques faisoit évanouir, cettevéritable noblesse de l'homme, cette gloire obligée dugentilhomme étoient retirées et en quelque sorte relé-guées chez quelques gentilshommes de province, dans lesein delà magistrature et du clergé, qui, atteints eux-tttèurus de la corruption moderne, oflroient beaucoup

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