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cette société un seul pouvoir , et elle embrasse tou-tes les sociétés politiques et tous les pouvoirs de cesdi Ile rentes sociétés. Le Pape est le chef de la sociétéreligieuse et indépendant de toute autorité politique.
Le monarque est le chef de la société politique etsujet dans la soriété religieuse, et son pouvoir poli-tique n’est, en dernier lien, destiné qu’à faire observerles lois de la société religieuse, puisque les lois poli-tiques elles-mêmes ne sont que des conséquences plusou moins éloignées des lois religieuses. Les sociétésreligieuses et politiques sont donc semblables, maisseulement semblables et non égales, et je ne doutepas que ce principe d’indépendance des deux puissan-ces si répandu, si accrédité depuis l’assemblée de 1682,depuis ces trop fameuses libertés, n’ait été le pre-mier pas vers la révolte de l’autorité politique con-tre l’autorité religieuse et n’ait puissamment contribué,à amener l’époque où l'on s’est « applaudi comme d’une« conquête de pouvoir séparer les lois civiles des lois« religieuses, l’ordre particulier de l’ordre général,
« l’homme enfin de la Divinité. » (*) Quoiqu’il en (*) Mr.soit, ce qui jusqu’alors n’avoit été qu’en pratique,fut hautement procLmé en principe; l’indépendanceentière du pouvoir temporel relativement au pouvoirspirituel. Ainsi le clergé éloignoit lui-mème , pourainsi dire, tous les obstacles qui pouvoient s’opposerà l’irruption des doctrines populaires et philosophi-ques. La division de la noblesse d’épée d’avec cellede robe, ne corttiibua pas peu à répandre les nou-velles idées d’égalité et de liberté. La division de cetordre essentiellement Un, avoit attaché une sorte dedéconsidération à la robe. Humiliés de cette inférioritéinjurieuse , les membres du parlement obéirent engénéral à une fausse direction dans leurs études, etsouvent ils s’allièrent aux ennemis de l’autorité reli-gieuse par suite de leur mécontentement de l’autoritépolitique dont tout l'éclat, rejaillissoit sur la noblessed’épée. De celte discordance entre l’impôt tance de leursfonctions, et le peu de considération attachée à leurspersonnes, de l’amour - propre offensé des parle-mentaires , naejnit , chez la plupart d’entr’eux,cette tendante à regagner dans 1 opinion par des