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les ramener à «ne véritable dépendance de l’autoritéroyale, préfèrent chercher des états étrangers et ilsaltèrent esseiitiellemr nt la constitution du ministèrepolitique par l'introduction des troupes soldées. Rieuassurément ne prouvoit plus fortement que les croisadesl’empire de la religion pour réprimer les excès de lapuissance chez ceux qui éloient les plus disposés às y abandonner. A l’appel de’la religion, de cettevoix si puissante sur des âmes neuves, brillantes dejeunesse et de foi, des hommes se déchirant en-tr’eux par des guerres particulières et qui regardoientcet abus de leur puissance comme une de leurs plusprécieuses prérogatives , se dépouillent de leurs plusfougueuses passions et de ces mêmes propriétés qu’ilsdéfendoient avec tant de hauteur et d’acharnement ;les querelles s’appaisent, les inimitiés s’assoupissent, laguerre sainte détient le signal de la paix générale.Tel étoit l’ascendant qu’éxerçoit alors la religion,ascendant dout les Rois, protecteurs-nés de lintégiitéde la constitution sociale, pouvoient user dans touteson étendue pour ramener à eux toutes les partiesdétachées de l’unité, briser, vaincre les obstacles lesplus insurmontables. Mais au lieu de se servir enversdes sujets rebelles d’un pouvoir qu'ils redoutoientpour eux-mêmes, ils rejettent les armes que leurmetroit, pour ainsi dire, dans la main cette religionprotectrice de tous les droits comme de tous les devoirs;ils aiment mieux chercher de nouveaux appuis etaffaiblir les leurs. Le ministère de la force ne doitjamais être que l’organe de celui de la justice. Réunistous deux entre les mains de la noblesse, formant,pour ainsi dire, une sainte et indissoluble alliance ,ils étoient tous deux dans l’origine véritablement pro-tecteurs de l’état et de la famille. La valeur alorsétoit unie à ees qualités morales qui seules lui don-nent du prix et en rendent l’emploi utile et bien-faisant. L’ordre général, la sûreté de chacun repo-soient sur la fidélité et le dévouement d’une classede la société qui regardoit comme la plus nobleportion de son héritage, les sentimens les plus géné-reux. Détachée de ces mains nobles et pures aux-quelles elle avoit été confiée, tombée en des mains