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rrs , les vertus dévoient naître de cette constitution,roü'rne les plus riches productions sur un so! naturel-lement fécond ; tout ce qu’il y a de bon et de granddans l’Iiistom; des premiers siècles doit être attribué àson influence; les erreurs, les désordres sont le pro-duit des divisions qui déchirent sou unité, désordresd’autant plus graves qu’ils s’écartent davantage despremiers principes.
L'église eoutenoit également dans l’ordre et le despo-tisme des Rois, et les passions populaires toujours prê-tes à se soulever ; et la religion, consacrant par sonministère le pouvoir des monarques « plaçoit le trône« des rois dans la conscience des sujets. » (*) Les rois (*) Bos-méconnurent cette merveilleuse dignité; ils ne sentirent suet -pas assez toute la valeur de cette hante protection qu’ilstrouvoient dans la forte doctrine dont ils étoient lesministres temporels dans l’ordre politique. Cette aber-ration aura pour eux et pour la société entière les plusfunestes conséquences. Des divisions s’élèvent entre lesacerdoce et l’empire; les rois tendent à s’isoler de "au-torité de l’église et repoussent la bienfaisante protectionqu’elle exerçoit sur eux; par une conséquence toutenaturelle la noblesse se sépare insensiblement du clergédans l’exercice de ses fonctions. Ainsi en même tempsque la royauté perd de sa dignité et de sa véritableforce, la loi elle-même perd de sa sainteté; le pouvoirplus humain dans sa source et dans ses premières con-séquences, le ministère de la justice et de la forcedescend de la hauteur à laquelle il étoit élevé, et toutela constitution de la société se trouve afïoiblie. Commetous les vices qui se glissent et se mêlent aux meilleuresinstitutions, cette déchéance est d’abord insensible;mais elle n’en est pas moins réelle, elle n’en est pasmoins la première altération de l’antique constitutionde la société, d’où naîtront toutes les autres,
Kcarlés de celle vérité primitive à laquelle il falloir,tendre sans cesse et qui maintenoit si parfaitementtoutes les personnes et tous les rapports dans l’ordrede leur dépendance, les rois, au lieu de joindre à la forcedes armes l’influence de la religion qui en doubleet en dirige si parfaitement l’emploi pour parvenirà réprimer le pouvoir usurpé des grands vassaux et