C 5 ? )
ne voit dans cette marche que la plus parlait?justice.
« Ainsi cette égalité qui paroît violée, quand on se« home à considérer l’âge contemporain, se retrouve« parfaitement, si on embrasse dans ces observations« les divers âges de la vie des nattons , et la suite des« générations dont elle se compose. » (i) Là et noirailleurs est la véritable égalité, et toute .autre renversela société. La société ressemble à une famille où lesaînés, beaucoup plus avancés en âge que leurs ca-dets, les précèdent naturellement et leur doivent pro-tection et secours, sans être pour cela d’une originesupérieure à eux et sans avoir des droits plus étendus àl’héritage paternel. Et les puînés préparés par l’édu»cation , parvenus à âge d'hommes , jouissent des mêmesavantages-, les aînés cependant restent parmi eux avecla considération de leur primogéniture; ainsi l’anti-quité de la naissance donne une considération touteaussi naturelle dans la société. Tout seroit troublédans une famille, si les cadets, au lien de recevoir ladirection de leur aînés, se révoltoient contr’enx sousprétexte de l’égalité qui existe entr’eux par lu nature ;tout marche dans l’ordre parce qu’ils se soumettentà leur salutaire patronage. Et dans la société, cesont aussi , comme dans la famille, les plus avancésen âge, en vertus, qui aident le père dans l’accom-plissement de tous les devoirs envers les enfans. Lesdroits de tous sont le libre et assuré développementde toutes les facultés physiques et inorales. Les devoirsdes plus avancés en âge, en expérience, sont la pro-tection de légalité de ces droits. En effet, si nousle comprenons bien, les hommes sont tout à la foiségaux et inégaux, c’est-à-dire, tous fils d’un mêmepère, frères enir’enx, descendans d’une même origine,destinés à une même fin; voilà l’égalité qui existeentr’eux. Mais en même teras il y a entr’eux les plusgrandes illégalités de force physique, d’intelligence,de caractère, de manière que l’on peut dire qu’ils sonttout à la fois égaux en droits, et inégaux en moyens
(l) Mr, Garnier; traduction d’Adam Smr.li.