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De la civilisation
Entstehung
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maintenir l'ordre parmi les hommes; mais ainsi que lessciences physiques, à mesure qu'elles se rapprochent dessciences morales, sélèvent à un plus haut degré d'in-térêt, ceux qui se livroient aux ails libéraux, peinture,sculpture, architecture, quoiquopérant sur la matière,sélevoient à un plus haut ch gte de considération, parceque ces arts font envisager la matiète dans des rapportsmoraux, et la mettent, pour ainsi dire, sous linflu-ence immédiate de l'intelligence. Si lhomme livréaux travaux mécaniques arrivoit à une certaine ai-sance, et, débarassé des premiers soins physiques, par-venoit à s élever à un état il neut à soccuper que desbesoins plus nobles (le lhomme moral, qui] sevoitoit à ladéfense de la veuve et de lotphelin, ii aequerroit une pinsgrande considération et sa considération (admirable dé-monstration du principe de toute, vérité!) étoit en raisonde lesprit de justice et d'équité qui lammoil et diri-geoit ses actions. Préparé par cette indépendance quiJe mettoit au-dessus des besoins et par ces travaux pré-liminaires qui lintroduisoient, pour ainsi dire, dansles principaux intérêts de la société, il entroit aisé-ment dans le corps de la .Magistrature; il sélevoit avecles rapports généraux quil avoit à défendre, planoitsur l'ensemble des lois et servoit alors à maintenir cesrapports secondaires que jadis il «voit étudiés, défen-dus, soumis nu jugement de ses supérieurs, mainte-nant ses égaux. Ainsi les rapports secondaires, en séle-vant et se rattachent plus intimement aux rapportspnmitifs, finissent par se confondre avec eux. Lt re-marquez lunion indissoluble de lépée et de la magis-trature. Le guerrier valeureux qui, par une actiondéclat , avoil rendu un grand service à sa patrie, ceuxqui, pendant trois générations, avoient mérité la récom-pense delà vertu et de l'honneur, étoient égalementadmis aux privilèges, ou plutôt aux devoirs héréditai-res des premiers ordres. Ils avoient payé de ce nobleprix leur admission à tous les sacrifices quimpose la con-sécration de la naissance. Cette marche étoit sage ,graduelle, lente comme le temps, mûrissoit l'hommeparticulier avant de le faire homme public, et piépn-roit la famille autant que les individus à lesprit de lacorporation dans laquelle ils eutroienl. La raison