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mens dans l’ordre de nos pensées, sont les seuls quidirigent la raison, donnent au cœur des aliénionslégitimes , et produisent des actions vertueuses. Cesmêmes développemens extérieurs et sensibles, c’est-à-dire, fixés par les lois, sont les seuls, source debonnes institutions, de la vraie civilisation.
Ainsi nous nppercevons, d’un seul et même cottp-d’oeil, le principe et ses conséqœ nces. Nous voyonsla variété , quelque multipliés que soient les rapports ,s’étendre dans l’unité,nous voyons les lumières ,la civilisation sortir de cette source de toute vérité,de toute beauté; les erreurs, les désoidres naitir del'abandon et de l’oubli de ce principe. Etonnés etravis de ce grand tableau, nous adorons Dieu, pré-sidant à toutes les pensées, à toutes les actions, àtontes les destinées des hommes et des sociétés.
les vices chez l’homme ne viennent que de la ré-volte des passions contre la raison; les troubles dans lafamille , de la désobéissance des enfans au père; dansla religion, de la séparation des fidèles d’avec l’autoritédivinement établie; les troubles dans l’état seront lerésultat de la division des pouvoirs, de l’aUbiblissementdes lois fondamentales de toute monarchie; dans l’uni-vers ils seront produits par ces gouveinemens impar-faits et vicieux, républicains et anarchiques qui ne sontque des morcellemcns, des décompositions, et enfinla dissolution totale du gouvernement monarchique,constitution originaire de la société, de laquelle par-tent, à laquelle reviennent, après des troubles passa-gers, toutes les sociétés. Les histoires anciennes etmodernes, et même les brillantes et orageuses histoiresde la Grèce et de Rome sont des preuves de cette vé-rité. Les Egyptiens n’ont été le plus sage des peuplesque parce qu’ils ont obéi an gouvernement monarchi-que. L’homme y étoit plus tranquille, la famille mieux
J motégée, la religion moins absurde que partout ail-eurs, et elle y exerçoit un plus grand empire.Les époques brillantes de la Grèce sont celles oùPériclès et d’autres grands hommes s’él ivèrent pas-«agètement à la royauté; les beaux sièdes de 1.» répu-blique Romaine, ceux où les consuls et le sénat n’avoienten quelque sorte qu’une âme, qu’une volonté, et les
Romains’