Druckschrift 
De la civilisation
Entstehung
Seite
50
Einzelbild herunterladen
 

( 5 ° )

mens dans lordre de nos pensées, sont les seuls quidirigent la raison, donnent au cœur des aliénionslégitimes , et produisent des actions vertueuses. Cesmêmes développemens extérieurs et sensibles, cest-à-dire, fixés par les lois, sont les seuls, source debonnes institutions, de la vraie civilisation.

Ainsi nous nppercevons, dun seul et même cottp-doeil, le principe et ses conséqœ nces. Nous voyonsla variété , quelque multipliés que soient les rapports ,sétendre dans lunité,nous voyons les lumières ,la civilisation sortir de cette source de toute vérité,de toute beauté; les erreurs, les désoidres naitir del'abandon et de loubli de ce principe. Etonnés etravis de ce grand tableau, nous adorons Dieu, pré-sidant à toutes les pensées, à toutes les actions, àtontes les destinées des hommes et des sociétés.

les vices chez lhomme ne viennent que de la ré-volte des passions contre la raison; les troubles dans lafamille , de la désobéissance des enfans au père; dansla religion, de la séparation des fidèles davec lautoritédivinement établie; les troubles dans létat seront lerésultat de la division des pouvoirs, de laUbiblissementdes lois fondamentales de toute monarchie; dans luni-vers ils seront produits par ces gouveinemens impar-faits et vicieux, républicains et anarchiques qui ne sontque des morcellemcns, des décompositions, et enfinla dissolution totale du gouvernement monarchique,constitution originaire de la société, de laquelle par-tent, à laquelle reviennent, après des troubles passa-gers, toutes les sociétés. Les histoires anciennes etmodernes, et même les brillantes et orageuses histoiresde la Grèce et de Rome sont des preuves de cette vé-rité. Les Egyptiens nont été le plus sage des peuplesque parce quils ont obéi an gouvernement monarchi-que. Lhomme y étoit plus tranquille, la famille mieux

J motégée, la religion moins absurde que partout ail-eurs, et elle y exerçoit un plus grand empire.Les époques brillantes de la Grèce sont cellesPériclès et dautres grands hommes sél ivèrent pas-«agètement à la royauté; les beaux sièdes de 1.» répu-blique Romaine, ceux les consuls et le sénat navoienten quelque sorte quune âme, quune volonté, et les

Romains