( 5i )
Romains rendirent au principe de l'imité dit pouvoirle plus bel hommage par l'érection de la dictature, mo-narchie temporaire qu'ils élevoient à la hâte commele palladium de l’état, dans les lents ’de crises. LaGrèce affoib!ie, épuisée par les troubles successifs d’éter-nelles divisions, ne pouvant revenir à l’unité du pouvoir,seule ancre de salut , tomba enfin sous la dominationRomaine; et Rome, qui avoit commencé , comme tousles états anciens et modernes, par obéir à des rois.Rome , qui ne dut ses époques de prospérité et degloire qu’à l'union momentanée des premiers chefsde l’état, et qui ne trouva de salut dans les tempsdifficiles que dans le pouvoir d’un seul, après avoirpassé par tous les troubles du tribunal, du dérem-virat, du triumvirat, finit par être ramenée à la con-stitution originaire de la société; mais trop corrom-pue alors pour, être sauvée par le seul principe del’unité du pouvoir détachée de toutes ses conséquences,elle portoit dans son sein re germe de toute civili-sation qui après avoir jeté de profondes racines, devoitproduire ce grand arbre destiné à couvrir toute, laterre de son ombre, et à l’abri duquel les grandeslamifiés des nations chrétiennes dévoient s’établir etse fixer. Alors pat ut au milieu d’elle cet ouvrage,qui, « détaché de tout autre cause et ne tenant qu’àa Dieu seul, remplit, dit Bossuet, tous les teins et« tous les lieux et porte par toute la terre, avech l’impression de sa main, celle de son autorité. »Alors l’ètre divin nous étant parfaitement connu, tousles principes de notre nature nous furent aussi par-faitement révélés par son auteur, et, par unr consé-quence nécessaire, alors les véritables rapports des êtresétant développés dans tout l’ordre de leurs dépendances,la monarchie les réalisa, les constitua extérieurement,et les nations furent à la fois enfantées à la loi catho-lique et à la véritable monarchie. Les pavens avoientsaisi par intervalle quelques-uns des principes consti-tutifs de la monarchie; mais trop écartés de toutevéiité pour les retenir et les développer entièrement,ce ne fut cependant qu’en se rapprochant instantané-ment de ces principes qu’ils obtinrent quelques épo-ques de ptospéiité, quelquombre de civilisation. Le»
4 -