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politique ne sont que les récompenses et les encoura-gement accordés aux services les plus distingués rendusà l’ordre social. jLa noLlcs.se est la plus noble récom-pi-nce, puisqu’elle est la consécratiou aux plus noblesdevoirs, et la preuve de services antérieurs. Elle estle plus noble encouragement, puisqu’elle rend les ré-compenses héréditaires pour assurer l’hérédité des sen-timens. Sublime institution qui donne pour prix audévouement, l’obligation à de nouveaux dévouemens;
Cette obligation a de nouveaux sacrifices, la sociéténe peut la donner qu’à des hommes non-seulement in-vestis de l’estime publique, mais arrivés à un état d’ai-sanie qui leur permette d’abandonner les professions lu-cratives, et de se livrer, sans partage, à de nobles oc-cupations. Et quel moven plus sur de perpétuer lesconnoissances et le* senti mens nécessaires à la conser-vati' n de la société, que de préparer dès la naissanceet par l'éducation à toutes les connoissances, à tous lessentimens, à toutes les actions généreuses, à tous lessacrifices que de si hauts devoirs commandent. Quelmoyen plus natmc.l que de perpétuer avec la nature,de rendre héréditaires, et, pour ains> dire, obligés, cessentimens et ces connoissances, que de destiner uneclasse d’hommes qui les transmettent à leurs enfuisconnue leur patrimoine, et mettent ainsi leur gloire àtous les sacrifices de fortune personnelle, d’existencemôme pour assurer et maintenir l’existence et la fortunede tons. Voilà la merveille de la noblesse, et tout àla fois la raison de son existence. Elle prépare l’hommedès l’enfance à ces sentimens nécessaires aux grandesfonctions de la société. Elle les lui donne avant mêmequ’il ait pu les raisonner et en faire des idées appro-fondies; elle les inspire ces sentimens comme un utilesupplément à ceux qui ne sont point propres aux rai-sonuemens; elle impose à l’homme des distinctions quicommandent de grands sacrifices , comme un devoir sa-cré, comme la récompense de sacrifices antérieurs faitspar lui ou scs ancêtres, et non comme une jouissance
f tersonnelle. Rendant héréditaires, lixes et intimementie’s et les devoirs et les distinctions, elle allège la pra-tique des premiers, adoucit la vanité que pourroient ins-pirer les secondes, et comme elle ne doit s’accorder