uo
société, réunion d’hommes unis par les mômes lienset avant tout par le lien universel de la religion , quiseul maintient tons les autres, si- conserve et vit parles venus bien plus que par les lalens. Les talens sansvertus manquent meme essentiellement des premièresconditions des talens. Tous les rapports des êtres con-séquentes les uns des anties prennent leur sonnedans les rapports religieux Celui qui, loin de remon-ter à ces piincipcs, loin de descendre dans les consé-quences, méeonnoît les uns et les autres, prouve, pai-, là même, quelque puisse être d’ailleurs l’éclat, passa-,ger de ses productions, de ses actions, qu'il man-que détendue dans l’esprit, de véritable pénétra-tion, de justesse, d'utilité etilin, dernier but deshommes en société ; il prouve, en même temps, lesvices de son cœur et peux de son esprit. Ainsi la vertuest non-seulement l’auxiliaire nécessaire du talent, maiselle en est la pieuve et le gage. Une société qui ho-noreroit les tahus sans vertus, frappée au cœur d'untrait mortel, s«roit à la veille, au jour, ou au len-demain d’une révolution
Ces reflexions d’nne liante importance ne nous ontpas éloignés de notre sujet. Nous commençons à ap-J*ei revoir le développement de la société. La provinceavant tons les élemetis d’un royaume, doit avoir,pour la gouverner, les mêmes moyens, la réunion del’oidre du clergé, de l’ordre politique, et du troi-sième ordrp. Mais il faut nous arrêter-sur les déve-loppcmens que nous n’arons fait qu’mdiquer et en dé-montrer la perfection.
Chaque oidre dans la société est le fonds duquels’élève celui qui le suit. L'homme forme la famille,la famille est l’élément, la pépinière, le séminaire de lacorporation. La corporation est l’élément, la pépinière,le séminaire de la bourgeoisie, palriciat héréditairede la cité. L’ordre politique se compose des notablesentre les notables. L’ordre religieux s’élève au-dessus deres ordres, et les maintient tous. En suivant ees dé-veloppemens, nous voyons que les devoirs imposésà tous, le deviennent plus’ particulièrement à quelques-,uns eomme récompense des preuves de dévouementqu’il» out données, et les distinctions du ministère