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les lois de la famille et des corporations, à détacherces dernières lois de leur piineipe. Les lois politiqueset civiles maintiennent les rapports des unes aux autres;elles sont par-là même les premières et les plus impor-tantes conséquences des lois religieuses; elles en sontles appuis nécessaires. L’ordre religieux d’ailleurs nedispose d’aucuns moyens de forces extérieures pour fairerespecter ses lois. 1! doit régner par l'enseignement etnon par le glaive. La société a donc un besoin non-iriterrompu d’hommes dégagés de toute autre occupa-tion, de tout autre intérêt, pour sc vouer, de concertavec le premier ordre, à la défense des lois primitiveset des lois conséquences. Elle a besoin d’une institu-tion qui serve à maintenir les rapports qui existent en-tre les institutions religieuses et les institutions domes-tiques, qui s’oppose à tout ce qui pourrait altérer celteharmonie, celte dépendance nécessaire. A qui la socié-té confiera-t-elle de si nobles devoirs, si ce n’est à ceuxqui out montré le plus de zèle, de courage , de dévoue-ment dans les fonctions élevées; à ceux qui, indépeu-dans des besoins et des professions lucratives, peuventse, vouer entièrement et exclusivement aux fonctions pu-bliques. L’ordre du ministère politique sc forme doncet s’enrichit naturellement des plus notables entre lesnotables. Les plus notables deviennent naturellementnobles. Et non-seulement une suite de services dis-tingués , rendus à la société dans des fonctions déjà dis-tinguées , niais tout mérite éminent dans quelque classequ’il se trouve, tout service signalé rendu à la sociétésoit pour sa défense extérieure, soit pour le maintiende l’ordre intérieur, doivent être les véritables titresd admission dans l’ordre politique. Les vertus, les ta-lons sont les véritables distinctions. Ce que l’estime pu-blique recommande hautement , la loi le consacre,y appose le dernier sceau. C’est ainsi qu’elle est l’ex-pression des véritables rapports des êtres. Je dis l’es-time publique, car le talent seul ne peut être un litred’admission dans l’ordre du ministère politique. Lasociété basée toute entière sur les lois religieuses et surcelles qui en découlent, ne peut honorer, sans attaquerle principe même de son existence, ce que les mœurset la religion ne recommaudent pas hautement. La