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nomme cités, lesquelles ont aussi des intérêts communs.A qui confier la défense de ces intérêts , des bons usa-ges, des règlemens qui les maintiennent, si ce n'està ceux qui ont déjà prouvé par leur capacité et leurdévouement aux intérêts généraux de leur corporationqu’ils sont dignes d’être élevés à la défense des intérêtsplus généraux encore de la grande corporation qui em-brasse et conserve toutes les autres, C’est parmi lesplus distingués par le talent, par les vertus, par cetétat d’aisance, fruit d’une honnête industrie qui élèvel’homme «u-dessus des besoins et lui permet de se li-vrer à des soins plus nobles et plus moraux, c’est par-mi les notables de la cité qui en forment le patriciathéréditaire que seront choisis les chefs municipaux, lespères de la cité. Ainsi tout s’élève par gradation ; lafamille se lie à la corporation, la corporation à la (ôté ,la cité elle - même a la province dont elle fait partie.Tous ces différons ordres sont enveloppés les uns dansles autres comme des cercles concentriques. Et eusuivant l’analogie parfaite de ccs développerions, noustrouverons que ceux qui dans les grandes corporationsqui embrassent les autres, dans les réunions de famillesqui embrassent les autres réunions, ont mérité par leurstalens et leurs dévouemens, que la défense désintérêtsgénéraux de leurs cités leur fut confiée; parmi ceux-làseront naturellement choisis les représentans, les défen-seurs de ces intérêts dans les assemblées de la province.
Ici nous appercevons presque l’entier développementde la hiérarchie sociale. Une province est un petitétat dans un grand état,- elle se forme de la réuniondes villes et des campagnes. Elle a les mêmes élé-inens qu’un royaume. La surveillance sur les intérêtset les devoirs s’élève avec leur importance et leur éten-due. Les b>is domestiques ont leur source et leur rè-gle dans les lois religieuses. Pour maintenir les uneset les antres, il faut non-seulement des hommes voués,comme dans les corporations et leurs cités, au maintiendes lois domestiques, mais encore des hommes voués àla défense et au maintien des lois religieuses ; il fautle concours de l’ordre du clergé et des notables des ci-tés. Mais les passions tendent sans cesse à troublerl’harmonie qui doit exister entre les lois religieuses et