fn outré bon et vrai, et nous mène ainsi à l’action $terme de notre pensée et de notre désir. La science ,Sans aucune influence sur nos affections, ne seroitqn’undcorn oissanoe stérile, une fleur, vaine promesse d’unfruit qu’elle ne pourroit produire; et c’est dans ceSens que l’on peut dire de la manière la plus exaete,et le langage en offre tous les jouis des exemples, queconnoître ou croire, c’est aimer. À l’image de laDivinité, qui trouve dans un .amour infini le complé-ment , le terme de ses perfections, notre intelligencetrouve dans notre coeur, auquel elle est intimementunie, le complément de sa nature, le lien qui l’unità son auteur. La lumière aussi produit non-seule-*ment la clarté, mais encoie la chaleur, et c'est ainsiqu’elle féconde, non moins quelle éclaire; on peutmême assurer qu’une lumière sans chaleur n’auroit pastoutes les conditions de sa nature. La religion, véri-table lumière de notre intelligence, nous donne surtous les objets des notions positives, et en nous faisantconnoitre le bien, nous le fait aimer et pratiquer.Elle développe ainsi heureusement toute la plénitudedes faculté» de l’homme. Lumière biillante et pure,chaleur douce et bienfaisante, elle éclaire nos esprits,échauffe nos cœurs, répand la clarté et un charmemerveilleux jusques sur les dernières conséquences quise rattachent à sa doctrine ; elle est partout et tou-jours direction sûre, repos assuré; car elle prend horsde l’esprit et du cœur de 1 homme son point d’appuiet jette dans le sein même de la Divinité l’ancre denos espérances. Elevant ainsi et rattachant à cettesource de toute vérité, de toute beauté, nos penséeset uos affections, elle tient d’en haut et d’une mainforte et douce, les rênes de nos passions, et les gou-verne sans peine et sans effort. La philosophie faitdécheoir l'homme de ce haut rang où il avoit étéplacé par la religion ; proclamant partout son principechéri de la souveraineté du peuple pour 1 homme com-me pour la société, ce sont les sens, le peuple de lacréation qu’eile donne pour guides, pour législateurs àce roi de l’univers. Les idées intellectuelles ne sontà ses yeux que des préjugés dont elle ne sauroit troppréserver sou élève. 11 n’y a que les faits ou plutôt
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