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les effets de positif et de certain. Ainsi, sons le nomde préjugés et d’illu»ions, elle dépouille l'homme deses plus chères espérances; elle lui arrache ses affec-tions les plus douces, les plus vertueuses. Noblespensées, sublimes dévoueniens, glorieux espoir d’im-mortalité bienheureuse, sentimens consolateurs des pei-nes de la vie, tout périt, tout s’éteint sous les dou-tes glacés répandus par ses froides et orgueilleuses le-çons. Elle nous ouvre, dit-elle, la connoissance d’unpetit nombre de notions claires, les seules que laraison puisse adopter ; les maux en sortent en foule ,et elle se referme sur l’espérance. La philosophiearmée du doute comme d’une faux tranchante quellepromène au milieu des riches productions de l’espritet de l’imagination fécondés par la religion , se plaît ,dit-elle, à détruire des illusions dangereuses, et ellese vante de nous apporter les lumières véritables. Maisces lumières éteignent en nous jusqu’au principe de lacroyance et ne remplacent par aucune notion positiveet consolante ce qu’elles nous enlèvent; ce ne sontque des lumières négatives, si je puis me servir decette .expression, froides et tremblantes lueurs quidésèchent l’àme non moins quelles égarent l’esprit.Ainsi la philosophie romp tous ccs liens qui unissoientsi heureusement notre esprit à notre cœur, nos penséesà nos affections, détruit la croyance, éteint l’amour et livrel’homme nud et désarmé à l’empire de ses sens, à tousles désordres de passions fougueuses et déchaînées.
N’est-ce pas là le tableau fidèle des ravages exercéssous nos yeux par cette philosophie? Ainsi nous ne«onnoissons plus ni l’esprit ni le cœur humain, par-ce que nous avons méconnu la religion qui en est lalumière et la vie; nous ne connoissons plus ni la so-ciété, ni l’homme parce que nous avons repoussé leprincipe et la règle de l’un et de l’autre. Nous avonsrenié notre nature, effacé autant qu’il étoit en noustoute image de la Divinité; mille fois plus coupables etplus insensés que les pavens qui blasphémoient ce qu’ilsignoroient, nous nous sommes corrompus dans ce que noussavions : et tel est notre aveuglement, tels sont les pro-fondes ténèbres dans lesquelles nous sommes plongés, quenous nous réjouissons dans notre délire; nous appelons civi-