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1rs systèmes les plus absurdes. Le doute a été. le Dietldu j' ur, inséparable compagnon du Dieu du bel esprit,et ces deux otaries mensongers ont également reconnula déesse liaison; et cependant connue l'homme a unimpéiieux besoin de s'attacher à quelque chose de fixe,on s’est récrié sur la ceriitnde qu’on 11 e trouvoit quedans les scient es physiques, chez ces êtres qui n’ontpas n.ômc toutes les conditions de l’existence, qui n’étoientpas hier, ne seront plus demain, vaines images quiparoisstnt un instant pour disparoître toujours. .Lessciences physiques ont aussi usurpé l’empire qui ri’ap-putetioil qu’aux sciences moi aies; nous n'avons plusnouvé d’intérêt, de certitude que dans les pierres, lesanimaux et les plantes détachés de tout rapportavec l'homme , avec la divinité. (_es sciences quenous avons démontré d’autant moins imparfaitesqu’elles se rapprochent davantage des sciences morales,et qui ne trouvent qu’en elles et la source d’un inté-rêt plus élevé et le premier principe de toute beauté,l’imité , nous nous plaisons à les enfoncer, s il est pos-sible, davantage encore dans la matière; nous ne vou-lons les voir, les remuer que là; nous voulons même,tant est grande notre folie! trouver en elles le principedes sciences morales. Systèmes de littérature et d’his-toire, constitutions *deisociétés, lois politiques et ci-viles, principes même de morale, nous cherchons toutdans les opinions, dans les intérêts, dans les besoins, dansles sens, en un mot ; c’est ainsi que de chute en chutenous descendons rapidement jusqu’aux derniers abimesdu matérialisme. Un peut appliquer à la religion labelle image de Shakespear pour la royauté ; de grandeserreurs parviennent-elles à déplacer la religion du cœurde l’homme et à lui enlever 1 heureux empire quelleexcerce sur ses pensées et ses aflèctions, à la placequ’elle oeeupoit, il se forme un gouffre efïroyahle, ettout, ce qui l’environne s'y précipite.
Tel est l'abîme creusé p.u - l'impiété. II absorbenon-seuleinent les lumières de notre esprit, mais aussitous les senti mens de nos coeurs. En effet, si nousentendons bien 1 heureux accord de nos facultés, nous"verrons que la connoissance positive d’uu objet pro-duit nécessairement l'affection pour ce qui nous est
montré