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De la civilisation
Entstehung
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pa? volr den liant la suite des événcmens, leurs causes eteffets, soumis à laction toute-puissante, aux desseinséternels de la Providence. Les lois politiques nont pasplus de certitude; les élémens mêmes delà constitutionde la société sont aujourdhui tellement méconnus quele comble de la science est de remonter à ces idées sisimples et si vraies que nos pères «voient puisées dans lanature, et qui pendant longtemps nous ont été transmisespar tradition comme un patrimoine héréditaire , substituésans travail et sans eilorts de génération en génération ;aussi, pour prix de nos savantes recherches et de nosbrillante? découvertes, chaque année voit éclore de nou-velles constitutions tout aussi stériles que celles qui lesont précédées, et qui, laborieusement enfantées parlorgueil en délire, naissent et meurent au milieu desorages. Les empires vont ainsi au jour le jour, soumisà toutes les variations des opinions des hommes , deleurs fougueuses passions. Il ny a pas jusquaux idéesles plus simples, jusquaux notions les plus communessur la justice et sur la morale qui ne soient brouilléeset presqu'éteintes en nous; noua demandons encore quelest le principe de la propriété/.. Ainsi les lois, .ex-pressions des rapports naturels et nécessaires des êtres,ne sont plus que des arrêts, des ordonnances, des dé-crets dictés par les besoins et les intérêts du moment ,révocables au gré des passions, lie ne sont plus lesactions, les pensées quil faut conformer à la règle ,redresser daprès sa rectitude, ce sont les règles elles -mêmes qui doivent être souples, pliantes et corrompuescomme les actions et les pensées. Et comme lhommene trouve plus q-ue dans ses sens la raison même deses déterminations, la société ne prend plus que dansles opinions et dans les intérêts du jour le motif de sesinstitutions. Ainsi toutes les sciences morales ont été ,se détachant successivement de la religion ; dabord lalittérature et lhistoire qui sembloient en être les con-séquences les plus éloignées; puis les lois politiques ,règles des constitutions de la société; enfin jusquauxlois civiles et aux plus simples idées de la morale.Alors les hommes, ne sachant sur quoi appuvpr les no-tions les plus communes dont ils trouvoient jadis lasource toujours pure dans la religion, se sont jetés dans

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