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favniis fil irruption dans l’empiiC des lettres et Tint1 inonder d’idces fausses en morale el en politique,les esprits peu préparés furent éblouis de ces lueursnouvelles, «i se précipitèrent aveuglément dans l’ad-miration et l’imitation de l’antiquité payenne. Alorsse rompit ce lien qui unissoittoutes les scient es a la religion;les tonséquencesse détachèrent de leur principe, la défec-tion fut presque géuérale. La littérature devint toutepayenne, l’histoiie toute profane, la politique toute hu-maine, et peu s’cn fallut que Ja philosophie, cette insé-parable alliée de la religion , el qui ne trouve qu’en elleun appui et une sanction, n’allàt juspi a abjurer son an-tique fidélité, et ne reconnut des Dieux étrangers, lesphilosophe» du paganisme. Et tandis que nos pèressétoieui armés et avoient été dans dits contrées loin-taines repousser les ennemis de la chrétienté, ees mêmesennemi*, sous d’autres noms et avec d’autres armes,vinrent porter le trouble et la division dans le sein duChristianisme. Le luthéranisme qui éclata à peu près àh mê ne époque, se montre, dès son origine, un fidèleallié de cet enthousiasme pour le paganisme, et ne con-tribua pas peu à donner un nouvel appui à cet espritde révolte contre les anciennes doetiines , à laisser unlibre cours à l’invasion des idées nouvelles ; il avoitamené, en quelque sorte, le divorce de la raison d'a-vec la foi. Bientôt on voulut penser librement etd’après son propre sens en philosophie, en politique,
■ ■U litléiatme comme eu religion. La doctrine duluthéranisme dégageoit l'homme du frein austère«le l'entière soumission à ia foi. Elle préparoit ainsiles esprits à la séduction de la doctrine commodeet licencieuse du paganisme, ou, du moins, relâchoitbeaucoup de la rigueur dont on auroit dû rester arméconlr’ebe. Détournant l’imagination, comme la vue ,de tes images sensibles par lesquelles l’àmc s’élève auxbeautés éternelles, elle iaissoit toutes nos facultés euproie aux allégories séduisantes, aux fables ingénieuses,aux voluptueuses images de la mythologie piyenne. Lareligion catholique avoit d’ailleurs conservé les formesantiques de son enseignement et jusqu’à un langageparticulier. Le luthéranisme adopta les langues moder-iies pour propager plus aisément se$ erreurs. Cher-