Druckschrift 
De la civilisation
Entstehung
Seite
29
Einzelbild herunterladen
 

( 29 )

favniis fil irruption dans lempiiC des lettres et Tint1 inonder didces fausses en morale el en politique,les esprits peu préparés furent éblouis de ces lueursnouvelles, «i se précipitèrent aveuglément dans lad-miration et limitation de lantiquité payenne. Alorsse rompit ce lien qui unissoittoutes les scient es a la religion;les tonséquencesse détachèrent de leur principe, la défec-tion fut presque géuérale. La littérature devint toutepayenne, lhistoiie toute profane, la politique toute hu-maine, et peu scn fallut que Ja philosophie, cette insé-parable alliée de la religion , el qui ne trouve quen elleun appui et une sanction, nallàt juspi a abjurer son an-tique fidélité, et ne reconnut des Dieux étrangers, lesphilosophe» du paganisme. Et tandis que nos pèressétoieui armés et avoient été dans dits contrées loin-taines repousser les ennemis de la chrétienté, ees mêmesennemi*, sous dautres noms et avec dautres armes,vinrent porter le trouble et la division dans le sein duChristianisme. Le luthéranisme qui éclata à peu près àh ne époque, se montre, dès son origine, un fidèleallié de cet enthousiasme pour le paganisme, et ne con-tribua pas peu à donner un nouvel appui à cet espritde révolte contre les anciennes doetiines , à laisser unlibre cours à linvasion des idées nouvelles ; il avoitamené, en quelque sorte, le divorce de la raison d'a-vec la foi. Bientôt on voulut penser librement etdaprès son propre sens en philosophie, en politique,

U litléiatme comme eu religion. La doctrine duluthéranisme dégageoit l'homme du frein austère«le l'entière soumission à ia foi. Elle préparoit ainsiles esprits à la séduction de la doctrine commodeet licencieuse du paganisme, ou, du moins, relâchoitbeaucoup de la rigueur dont on auroit rester arméconlrebe. Détournant limagination, comme la vue ,de tes images sensibles par lesquelles làmc sélève auxbeautés éternelles, elle iaissoit toutes nos facultés euproie aux allégories séduisantes, aux fables ingénieuses,aux voluptueuses images de la mythologie piyenne. Lareligion catholique avoit dailleurs conservé les formesantiques de son enseignement et jusquà un langageparticulier. Le luthéranisme adopta les langues moder-iies pour propager plus aisément se$ erreurs. Cher-