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1rs dégager des préjuges grossiers dont, ie vulgaire lesenveloppait, et c’est ce qui fait le mérite des plus heu-reuses spéculations de leurs philosophes, du divin Pla-ton entr autres; c’est à ce fonds de vérité et Je justicequi vivuit enseveli sous toutes les erreurs du paganis-me, que sont dues les plus nobles productions d’Mo-mèic, de Dcmostlièi.e, de Cicéron, de Virgile. Mais,comme les payens ne trouvoient de vérité, de beautéréelle, qu’en s’élevant au-dessus des erreurs dans lesquelles ils éîoienl plongés; pour les chrétiens, ce nepourra être que dans la fidélité à suivre les conséuuon-ccs de la haute doctrine qui leur a révélé tontes, iesvéritables richesses de leur «avare, et qui, en leurfaisant connohrc Dieu , leur a fait parfaitement oni-noître l'homme, qu’ils pourront trouver ht lumière etla vie, et il faudroil un aveuglement bien profondpour revenir à la grossièreté et à la corruption despremières notions de l’enfance du genre humain.
Cette vérité est si simple qu’elle ne semble pas avoirbesoin d’être prouvée par le raisonnement. Elle estau fond de tous les esprits, de tous les coeurs dtoiis;elle nous est inspirée par la nature même. Telle futaussi, pendant une longue suite de siècles, la doctrineconstante. Au commencement de rétablissement du«hrisiianisme, oh vit paroître ces génies admirables,tout à la fois orateurs éloquens, et les plus sublimes desphilosophes. La théologie étoi.t regardé^. comme lascience universelle. On revêtoit de formés théolugi-ques ou religieuses les conséquences dont on avoit 'puisé le principe dans la religion. La religion prési-dait à toutes les sciences comine à toutes les destinées.Dès ïa plus haute antiquité , son enseignement rec-tifioit les codes des lois de nos pèies , des Francs, desBourguignons , et les eonformoient à l’esprit du Christia-nisme. Le soin de transmettre les annales des peuplesétoit confié au clergé-; en un mot, les études de î’en-lauce et les spéculations des philosophes étoieut entiè-lenieiit dirigées par l'esprit religieux. Ainsi élevé parla religion, d’une jeunesse robuste mais sans expé-riem e , ie genre humain avançoit lentement, mais àpas «tirs , dans les voies de la civilisation. Mais lors-que vers la fin du iü c siècle, un torrent de gen*