Soleil qu’il est extrêmement fécond , puisque tout ac-quiert l’Etre (au moins à nos yeux) par lui. Une-clarté immense est le premier produit de son existence,et cette clarté que nous distinguons de la lumière, n’enest cependant point séparée. Enfin cette lumière et saclarté qui en est le fruit, produisent la chaleur, et cestrois choses que nous distinguons parfaitement chacune,ne font qu’une seule et môme chose; et comme la puis-sance et la sagesse infinies ont pou^teimas de leur per-fection adorable, un amour infini, la chaleur aussi estle dernier résultat et comme le complément de la lu-mière et de la clarté. Ne semble-t-il pas que la divi-nité ait empreint une image de ses glorieux attributsdans une de ses plus belles productions^ et que le Soleilsoit pour les êtres p.hysiqttes ce que l’Etre par essence'est pour tome la nature!
Ainsi notre esprit, soulevant un coin du yoile quidérobe à nos yeux cette auguste vérité, se soulage par(les similitudes, qui, tout imparfaites qu’illes sont, nousaident à comprendre « les profondeurs incompréhensi-« blés de lEtre Divin, la grandeur inetfd.de, de son« unité et les richesses infinies de cette nature, plus« féconde encore au dedans qu’au dehors, capable de« se communiquer sans division à trois personnes ega-« les. » ( Bossuet, Discours sur l’histoire universelle.')
Mais la fécondité de cette Trinité adorable ne setermine pas à elle-même. Elle se manifeste au dehors,et comme elle ne peut rien produire de plus digned’elle que des êtres semblables à elle, par des êtrescréés ne peuvent jamais lui être égux. la manifesta-tion de sa puissance sera de créer di s êtres intelligent:,airnans, ayant à son image cette Trinité dans l'unitéqui forme sou premier attribut. Ces êtres seront d’unenature une et indivisible, si je puis m’exprimer ainsi , in-telligence et amour; tels sont les caractères auxquels jereeonnois l’Eue par excellence et les êtres créés à sonimage; et cependant j’opperçôis une multitude d’objetsqui ne commissent, ni 11 aiment, composés de partiesqui se dissolvent, fantômes d’êtres, vaines images sou-mises à une existence passagère ; et moi-môme ne suis- jepas composé de cette double nature, de cet être quiest, qui coanoit et qui uirne, et de cette autre partie
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