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qlie je vois se dissoudre à chaque instant : assemblageincompréhensible et pourtant véritable d’une .natureimmortelle et d’une nature périssable. Doué d’un espritlait pour commander, d’un corps fait pour obéir, parmou intelligence'je m’approche de la Divinité, par mesorganes, je touche à tdus le* êtres phvsiques. ;\in.dplacé entre la Divinité et la rature, lien qui unit iemonde intellectuel au monde sensible, tout ce qui existese rapporte à mon intelligence dont la vie est en Dieucomme dans sa source. Cette nature immortelle, quiseule est, mérite seule, à proprement parler, tonte monattention. Je ne puis connoitre et aimer véritablementque ce qui connoît et aime; j’apperçois !e reste, vainesimages d’êtres qui n’ont de prix que par leurs rapportsavec l’intelligence; et ainsi commo l’amour est le termedes perfections divines; il est aussi le- lien qui unitl’être véiîtable à son auteur; il est la vie de l’âme.Dans cette union, dans fcette fidélité à .tout rapporterà son origine, sera pour-l’homme le principe de tonievérité, de toute conuoisance, de tout ce'qui est bonet beau. ' -
La nature la pins parfaite étant celle de. la Divinité,et après elle, ctdle de lame créée à son image, leschoses périssables ne peuvent avoir de prix que par leursrapports avec la batur- intellectuelle. Pius ce rapport sera•sensible, moins les choses matérielles seront matérielles,si je puis m’exprimer ainsi, plus, en un mot , elles serapprocheront des êtres moraux, plus elles seront bel-les. fiatis doute, les êtres physiques auront aussi leurbeauté qui n est-que leur nature même; car que peut-on imaginer de pins beau que les œuvres du créateurtelles qu’elles sont sorties de ses mains. Mais les êtresphysiques ainsi que les êtres moraux n’ayant qu'unemême source, l’être, auront également l’unité pour rè-gle. L'unité sera toujours et pour tous la premièreloi du vrai, du beau; variété dam. l’unité en sera laconséquence nécessaire. A proprement parler, l’unitéest Ja vérité-, la beauté morale ou intellectuelle ; variétée»t plutôt l’attribut des êtres matériels, sujets à de per-pétuelles variations: mais, et pour les êtres morauxet pour les êtres physiques, la loi constante du vrai,du beau, dans tous les genres, sera toujours variété