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qualités que je puis imaginer, je ne puis en avoird'idée que parce qu’elles sont comprises dans l’Ètrepar essence.
Ainsi donc , le raisonnement le plus rigoureux, leplus mathématique, le sentiment le plus naturel ,comme le plus indestructible de tous les coeurs, s’accor-dent avec renseignement de la religion.
L’Etre possédant au plus haut degré et, dans touteleur plénitude, toutes les perfections dout nous pou-vons avoir l’idée, possède d’abord la puissance infinie.Celte puissance inlinie produit nécessairement uneintelligence inlinie , car le premier attribut de la puis-sance est de vouloir ; et une volonté imparfaite et bor-née peut-elle être le résultat d’un pouvoir parfait,infini P La puissance et l'intelligence infinies produi-sent nécessairement un amour infini, car on aime cequ’on connoit et on doit aimer infiniment ce qu’onconnoît infiniment parfait.
Un éclair qui perce l’obscurité suffit pour nous ré-véler la lumière , et démontrer son existence d’unemanière incontestable. Ainsi notre foible tsprit per-çant la nuit profonde qui nous environne, satisfaitde ce rayon de lumière, se perd avec délices dans cetnbiine de ^gloire , incapable de nier l’existence duSouverain Etre , et de comprendre sa nature.
Ne nous étonnons pas si nous ne faisons que bégayer,si le langage humain plie et ne peut porter longtempsle poids de si hauts mystères. Ces apperçus sur laNature Divine ont une clarté si vive, qu’ils éblouissent,et notre foible vue ne peut en supporter l’éclat.
Mais tout incompréhensibles que sont les profon-deurs de l’Etre Divin, nous en trouvons une imagesensible dans la lumière du Soleil. La lumière est; et toutce que nous voyons, les corps, les couleurs, les dis-tances , nous ne l’appercevons que par elle. Toutest sensible par la lumière, tout rentre dans les ténè-bres sans elle. Elle est partout et on ne peut la tou-cher nulle part. Toujours la même, rien de plus gé-néral, de plus universel, de plus un; rien de plus va-rié, que ses effets, et cette variété dans l'unité, cetteimmense fécondité, sortie de cette unité admirable, for-ment ses premiers attributs. En effet, on peut dire du
Soleil