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chose; c’est de la pauvreté de nos pensées, de la foi—Liesse de nos caractères, de la misère de nos institu-tions, de l’obstination de nos erreurs et de l’einpire denos passions. Raison, honneur, génie, gloire, tout asa source dans la religion , et l'homme qui a réfléchià l’étendue de ses bienfaits, heureux de se trouver avecles hommes de génie, les âmes élevées, les caractèresgénéreux de tous-les siècles, héritier de la même foi,descendant de la même famille, n’estime la vie quepour défendre avec eux le véritable patrimoine du geurehumain, f ort de la bonté de sa cause, il passe au mi-lieu du siècle, inaccessible aux séductions comme auxmenaces, tantôt fier ennemi de la tyrannie, tantôt im-placable adversaire de l’erreur, trouve dans son abais-sement toute son élévation, dans son humilité le prin-cipe de sa noble fierté, et ne se sent disposé à baisserla tête devant les puissans de la terre, que quand eux-mêmes l’abaissent devant Dieu.
Ah ! si l’on pouvoit rendre à une religion qui a enfantétant de miracles, son véritable empire , si l’on pouvoit ra-mener les espiils à la croyance et à la pratique d’unedoctiiue si positive, si élevée,si féconde, diiecüon si sûrepour les pensées, impulsion si forte et si noble pourles caractères et qui a sur les institutions une influen-ce si étendue et si heureuse, nul doute que l’ordre netriomphât enfin de nos erreurs et de nos passions! Ledéveloppement raisonné des conséquences de la religionpar rapport aux connoissances, par rapport aux in-stitutions, achèvera de porter celle conviction à ladernière évidence et jusqu à la démonstration la pluscomplète.
Au milieu de tant de chemins diiïerens qui nous sontouverts, de tant d’objets qui nous trompent et nouséchappent par leur peu de solidité , quand nous som-mes inondés de tant de livres, fatigués de tant d’es-sais iufructucux, embarrassés entre tant de systèmesqui se contredisent, fixer, avec clarté et d’une manièreinvariable, le but certain de nos elforts; montrer quela religion est ce but , quelle est Tunique principe, lasource commune des idées justes et des bonnes in-stitutions,- prouver l’alliance intime et indissoluble de«es deux règles de nos pensées et de nos actions; dé-