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monstrueuse venoît honteusement échouer. Elite del’espèce humaine, hommes vous seuls, quand il n’yavoitplus que des esclaves sur la terre, révélez-nous tontesles inspirations de votre invincible courage? L’impiétébrutale outrage la foi de tonte une nation et les objetsdu fuite qu’elle révère et le représentant du Dieuqu’elle adore ; au premier bruit de ces outrages, àcet appel de la religion et de l’honneur, une nationentière se lève; elle se réveille comme un lion endor-mi. Seule debout, tandis que tout est abattu autourd’elle , elle combattra jusqu’à son dernier soupir pourla foi violée, pour sa noble indépendance. Fier espa-gnol, tu sais mourir, mais tu ne sais pas céder! vaincu,mais jamais soumis, plus intrépide dans les rev<*rs, plusinvincible par tes défaites, inébranlable jusques danstes fers, seul, tu donnes l’exemple d’un courage querien ne peut abattre , d’une pnti -nce que rien ne peutlasser, et quand enfin les antres peuples accablés trou-veront dans l’excès de leurs maux le principe de leurcourage,tu seras leur modèle , leur cri de ralliement, labannière de l’honneur et le signal de la délivrance detons les peuples/.. Mais puis-je oublier notre plus beautitre de gloire! Honneur, honneur immortel à ces bra-ves Vendéens que presque seuls, au milieu de la corrup-tion générale, conservèrent pur et intact le feu sacré,défendirent l’autel et le trône, et sauvèrent notre na-tion de l’opprobre indélébile dont la révolution l’eûtenveloppée entière sans cette sublime compensation /Telle est la force que donne à l’homme une foi iné-branlable à la vérité, à la justice! Tels sont les sen-limens qu’inspire la religion , les miracles qu’elle enfan-te! Et cependant des hommes que nous avons vus vilsesclaves de la tyrannie, bas courtisans du crime cou-ronné, lâches exécuteurs de ses volontés les plus absur-des, n’ayant d’audace que pour tous les vices, de con-stance que dans la bassesse, de pareils hommes accu-sent ceux qui croient et pratiquent la religion , d ettede foibles esprits qui n’osent s’élever au-dessus despréjugés de l’enfance. Je ne leur ferai point d’autreréponse -que celle-ci : quand les preuves de la véritébrillent d’un tel éclat, saisissent si fortement tout es-pritdroit, toute âme élevée, je ne m'étonne plus que d’une