TRI
feu de tribord et de bâbord, Faire usage de tous sesmoyens, de toutes ses ressources.
* Tribraque. s.ni. (grec tribrachus, tribraque.)t. deprosodie. Pied composé de trois brèves.
TRIBU, s. f. (lat. tribus, tribu.) On donnait cenom, chez quelques nations anciennes, à Certainesdivisions qui formaient ensemble la totalité du peuple.
|| Tribu, chez les Juifs, Tous ceux qui étaient sortisd’un des douze patriarches. || Dans le style de la chaire,La tribu sacrée, la tribu sainte , se dit de L’ordre ec-clésiastique, par allusion à la tribu de Lévi, qui étaitvouée au culte. || Tribu, Une peuplade ou un petitpeuple, relativement à une grande nation dont il laitpartie. Une tribu de sauvages .
TRIBULATION, s. f. (lat. tribulatio, tribulation.)Affliction, adversité. || Les adversités considérées dansdes vues religieuses. Dieu exerce, éprouve ses éluspar des tribulations.
TRIBUN, s. m. (Iat. tribunus, tribun.) t. d’hist. etd’antiq. Nom que portaient, à Rome, certains magis-trats chargés de défendre les droits et les intérêts dupeuple. || Il s*est fait tribun du peuple, il se croit untribun, se dit D’un factieux, d’un démagogue quicherche à entraîner le peuple, en feignant le zèle dubien public. || Tribuns militaires, Magistrats qui, du-rant un temps, eurent dans Rome toute l’autorité desconsuls, mais qui étaient en plus grand nombre. ||Tribuns de légion ou des soldats, Officiers supérieursqui commandaient tour à tour un corps de gens deguerre, une légion. || Tribun, Nom que portaient,en France, les membres du tribunal, corps politiquequi avait été créé par la constitution de l’an VIII.
TRIBUNAL, s. m. (lat. tribunal, tribunal.) Siègedu juge, du magistrat. || Juridiction d’un magistrat,on de plusieurs qui jugent ensemble; Ces magistratsmêmes. Tribunal civil, criminel, de première instance,d’appel . || Prendre la voie des tribunaux, Avoir re-cours à la justice pour faire décider une affaire. || Letribunal des maréchaux de France, L’assemblée desmaréchaux de France, devant laquelle se portaientcertaines affaires relatives au point d'honneur. || Tri-bunal de famille, Assemblée de parents, qui jugentles contestations élevées entre mari et femme, père etmère, frère et sœur, etc. || Parmi les catholiques, Letribunal de la pénitence, Le lieu où l’on administrele sacrement de pénitence. || Fig., Le tribunal de laconscience, La conscience même. Dans le même sens,Cet homme est condamné à son propre tribunal. || Fig.,Le tribunal de Dieu, La justice de Dieu. Le tribunalde Vopinion publique, de la postérité, jj Tribunal,en architecture, Partie postérieure des basiliques, quia souvent la forme d’un hémicycle.
TRIBUNAT. s. m. (Iat. tribunatus, tribunat.)Charge de iribun. || Temps de l’exercice de cettecharge. || En France, à une certaine époque, Assem-blée qui concourait à la formation de la loi. FoyezTribun.
TRIBUNE, s. f. Lieu élevé d’où les orateurs grecset les orateurs romains haranguaient le peuple. || Dansles assemblées délibérantes, Lieu élevé d’où parlentles orateurs. || L’éloquence de la tribune, Le genred’éloquence propre aux débats des assemblées politi-ques. || La tribune sacrée, La chaire où montent lesecclésiastiques pour parler au peuple. Style soutenu.|| Tribune, Lieu plus ou moins élevé, où se mettentcertaines personnes qui doivent occuper une place sé-parée, dans les églises, dans les grandes salles d’as-semblée publique. Tribune des musiciens, des autori-tés, de ta famille royale. Les tribunes publiques. ||
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Tribune d’orgues , Grande tribune où est placé le buf-fet d’orgues, dans une église.
TIUBUNITIEN, IENNE. adj. (lat. tribunicius,tribunitien.) t. d’antiq. rom. Qui appartient au tribu-nat. Ne s’emploie guère qu’au fém.
TRIBUT, s. m. (lat. tributum, tribut.) Ce qu’unÉtat paye à un autre de temps en temps, pour marquede dépendance. || Enfants de tribut, Les enfants quele Turc lève en certains pays par forme de tribut,sur les chrétiens qui sont ses sujets. || Tribut, Impôtque les princes lèvent dans leurs États. Lever, impo-ser un tribut. ||Fig., au sens moral, Ce qu’on estobligé d’accorder, de souffrir, de faire. L’estime, lerespect, les louanges sont un tribut qu’on paye aumérite. || Il a payé le tribut à la mer, se dît D’unhomme qui s’est embarqué sur mer pour la premièrefois, et qui s’en est trouvé incommodé. |J Payer letribut à la nature, Mourir. j| Fig. et poeliq., Lesfleuves portent a la mer le tribut de leurs ondes, Uss’y jettent, ils s’y déchargent.
TRIBUTAIRE, adj. des 2 genres. Qui paye tributà un prince. U se dit D’un État qui paye tribut à uuautre État, à un prince, sous la domination ou sous laprotection duquel il se trouve. || Subst. Il est son tribu-taire. || Fig. Nous sommes tous tributaires de la mort.
TRICEPS, adj. et s. m. (Mot latin.) (On prononceTricèpce .) t. d’anat. Il se dit De certains muscles quiont trois faisceaux charnus à l’une de leurs extré-mités.
TRICHER, v. a. ( ital. ireccare, tromper.) Tromperau jeu. || Absol. Il aime à tricher. || Fig., Tromper enquelque chose que ce soit, mais principalement en depetites choses, et par des voies petites et liasses. j| Eut. d’arts et de métiers, Rendre moins sensible un dé-faut de symétrie, de régularité, en le partageant. Fam.dans toutes ses acceptions. || Triché, ée. participe.
TRICHERIE, s. f. Tromperie au jeu. || Fig. Il m’afait une tricherie. Fam. || Prov., Tricherie revient àson maître, se dit en parlant D’un trompeur qui aété dupe de ses propres inventions.
TRICHEUR, EUSE. s. Qui triche, qui trompe aujeu. Fam.
TRICLINIUM, s. m. (Mot latin.) (On prononceTricliniome.) t. d’antiq. rom. Salle à manger où il yavait trois lits, sur chacun desquels sc plaçaient troisconvives.
TRICOISES. s. f. pl. Tenailles dont se servent lesmaréchaux, pour ferrer et déferrer les chevaux.
TRICOLOR. s. m. (Iat. très, trois, colores, cou-leurs.) Plante , espèce d’amarante à grandes feuilles,qui d’abord ne sont que vertes, et qui ensuite de-viennent mêlées de jaune, de vert et de rouge.
TRICOLORE, adj. des 1 genres. De trois couleurs.|| Il s’applique particulièrement Aux couleurs adop-tées par les Français, et qui sont le bleu, le blanc,et le rouge. Drapeau, pavillon, cocarde, écharpe,ruban tricotjre.
TRICOT, s. m. (allem. strichen, tricoter.) Tissufait en mailles, soit à la main, soit au métier.
TRICOT, s. m. Bâton gros et court. Fam., et lors-qu’on parle débattre quelqu’un. Il lui donna du tricot.
TRICOTAGE, s. m. (ail. strichen, tricoter.) Tra-vail d’une personne qui tricote. L’ouvrage qu’elle fait.
TRICOTER, v. a. Former des mailles avec un fil,à l’aide de certaines aiguilles longues et émoussées,pour faire des bas, des camisoles et autres ouvrages.|| Il se dit Des dentelles de iii ou de soie qui se fontsur un oreiller avec des épingles et des luseaux. |)Tricoté, ée. participe.