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Travail, Compte que chaque ministre rend au roies affaires de son département. Rapport que lescommis font au ministre de celles qui leur ont été ren-voyées. Plur., Travails. || Travail, Machine de boisà quatre piliers, entre lesquels les maréchaux atta-chent les chevaux vicieux pour les ferrer ou pour lespanser. Travails au plur.
TRAVAILLER, v. n. Faire un ouvrage, faire del'ouvrage; se donner de la peine pour faire, pourexécuter quelque chose. Travailler sans relâche, nuitet jour, à la journée, en boutique, en chambre. |jAvoir de l’occupation, de l’ouvrage, se dit De ceuxqui exercent quelque profession mécanique ou indus-trielle. Ce cordonnier travaille beaucoup. [[ Ce boistravaille , Il se déjette. Ce mur travaille , Il déverse,il s’entr’ouvre. \\ Son estomac travaille, Il a de la peineà digérer. |] Travailler, se dit Du vin, de la bièreet des autres liqueurs qui fermentent. j| Fig., Son es-prit travaille, sa tête travaille, Son esprit, sa têtefermente, est dans uite sorte d’agitation causée parquelque projet, par quelque ouvrage. || Faire travaillerson argent, Le placer, lui faire produire intérêt. Sonargent travaille sans cesse, Il est continuellement re-placé, il produit toujours un nouvel intérêt. || Tra-vailler engrand, Travailler sur un vaste plan, d’aprèsune vue generale et complète. || Travailler , avec laprep. à, S’occuper, s’efforcer de. Travailler à sonsalut, à faire sa fortune. || Travailler, v. a. Soigner,exécuter avec soin. Travailler son champ, son style.|| Travailler, Tourmenter, causer de la peine. Cettefièvre le travaille cruellement. || Travailler un cheval,L’exercer, le manier; ou Le fatiguer. || Travailler,Façonner; se dit l)e certaines choses, comme le fer,le marbre, etc. Les boulangers disent, Travailler lapâte. ||Travailler, avec le pron. pers., Se tourmen-ter, s’inquiéter, s’efforcer. Fous vous travaillez mal àpropos. Avec le pron. pers. régime indirect, Se tra-vailler iesprit, F imagination. j| Travaillé, ée. par-ticipe. || Ce cheval a les jambes travaillées , Il a lesjambes fatiguées, ruinées par le travail.
TRAVAILLEUR, s. m. Homme adonné au travail.Un travailleur infatigable. Fém., Une bonne travail-leuse. || Il se dit, absol. et au plur., Des soldats qu’onemploie à remuer la terre, soit pour l’attaque d’uneplace-, soit pour le retranchement d’un poste, etc. Lestravailleurs employés aux lignes.
TRAVÉE, s. f. (lat. trabes, poutre.) t. de charpen-terie et d’arehit. Espace qui est entre deux poutres,et qui est rempli par un certain nombre de solives. ||Galeries supérieures d’une église, qui régnent au-dessus des arcades de la nef; parce que, dans les an-ciennes constructions, ces galeries étaient de bois. ||Les travées d’un pont de bois, Les parties de la char-pente qui sont entre les files de pieux et qui formentles arches. || Travée de comble, Distance d’une fermeà l’autre. Travée de balustres, Rang de baluslres entredeux colonnes ou piédestaux. Travée de grille, Rangde barreaux entre deux pilastres.
TRAVERS, s. m. (lat. transversum, travers.) L’é-tendue d’un corps considéré dans sa largeur. || Tra-vers, Riais, irrégularité d’une place, d’un jardin,d’un bâtiment, etc. Il y a bien du travers dans cebâtiment. || Travers, fig., Bizarrerie, caprice, irré-gularité d’esprit et d'humeur. Se donner des travers.|| Fam., Donner dans le travers, Tomber dans l’in-conduite, prendre des habitudes déréglées. || En tra-vers. loc. adv. D’un côté à l’autre, suivant la largeur.|| En t. de marine, Se metti'e en travers, Se mettreen panne. || De travers, loc. adv. Obliquement. Il est
TOME II.
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bigle, ilregardede travers. || Fig., Regarder quelqu’unde travers, Le regarder d’une manière qui marque dumécontentement, ou de la colère, ou de l’aversion. ||Prov. et fig., Mettre son bonnet de travers, Entrer enmauvaise humeur. || De travers, De mauvais sens, àcontre-sens, tout autrement qu’il ne faudrait; il estsouvent précédé de l’adverbe Tout. Il écrit, il va toutde travers. Il a les jambes de travers. || Fig., Juger,répondre tout de travers. || Cet homme a l’esprit detravers, Il a l’esprit mal fait, mal tourné. || A tra-vers, au travers, loc. prépositives, dont la premièreest toujours suivie d’un régime simple, et l’antre dela préposition de. Au milieu, par le milieu. A travers,se dit pour désigner Un passage vide, libre. Au tra-vers, pour désigner Un passage qu’on se procure entredes obstacles. Mais cette distinction n’est pas toujoursrigoureusement observée. Aller à travers les bois, àtravers champs. On ne voyait le soleil qu’au traversdu brouillaj'd. j] Fig. et fam., Tout au travers deschoux, et plus simplement, A travers choux. Incon-sidérément , sans jugement, sans aucun égard. |j A tra-vers, au travers, De part en part. Un coup d’épéeau travers du corps, à travers le poumon. || Fig., avecles verbes Voir, découvrir, remarquer, et autres sem-blables. A travers ces artifices, je découvre, il est aiséde remarquer, on voit bien que... || A tort et à tra-vers. loc. adv. et fig. Sans discernement, inconsidé-rément. Il frappe, il parle à tort et à travers. || Parle travers, loc. prép. t. de mar. A la hauteur, vis-à-vis ,à i’opposîte. La flotte était par le travers de tel cap.
TRAVERSE, s. f. Pièce de bois qu’on met en tra-vers à certains ouvrages de menuiserie et de charpente,pour les assembler ou pour les affermir. || En serru-rerie, Les traverses d’une grille, Les barres transver-sales qui servent à maintenir et à fortifier les barreaux.|| Traverse, en t. de fortifie., Tranchée qui se faitdans un fossé sec d’une place assiégée, ou pour lepasser, ou pour empêcher qu’on ne le passe. [| Retran-chements que l’on fait pour se défendre plus long-temps, et pour n’être pas enfilé. || Traverse, Routeparticulière qui conduit à un lieu où ne mène pas legrand chemin, ou qui est plus courte. Rue de tra-verse, Petite rue qui va d’une grande rue a une autre.|| Au jeu, Des paris de traverse, Des paris qui ne sontpas du courant du jeu. || Traverse, fig., Obstacle, em-pêchement, opposition, affliction, revers. || A la tra-verse. loc. adv. se dit De ce qui survient inopinémentet apporte quelque obstacle. Notre marché eut étéconclu, si un tel ne fût venu à la traverse.
TRAVERSÉE, s. f. t. de marine. Trajet qui se faitpar mer, d’une terre à une autre terre opposée. Faireune heureuse, une longue traversée. || Toute sortede voyages par mer, excepté les voyages de long cours,et ceux où l’on ne fait que suivre une côte.
TRAVERSER, v. a. Passer à travers, d’un côté àl'autre. Traverser une province, une forêt, une rivière.En t. de marine, Traverser la lame. \\ Être au traversde quelque chose. La Seine traverse Paris. Une pièced’assemblage qui traverse. Dans celle dernière phrase,il est neutre. || Percer de part en part. Une balle luia traversé le bras A Traverser, fig., Susciter des ob-stacles pour empêcher le succès de quelque entreprise.Traverser un dessein. || En t. de manège, Ce chevalse traverse, Ses hanches et ses épaules ne sont pointexactement sur la même ligne qu’il doit décrire. J|Traversé, ée. participe. || Un homme tout traversé aela pluie, Tout trempé, tout mouillé par la pluie. || Uncluval bien traversé, Un cheval fort du dessous, etlarge du poitrail.
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