SUR
II vint sur la brune. Sur Vheure. Sur la fin de l’hiver. |Une femme qui est sur le retour.^ Sur , s’emploiedans plusieurs autres façons de parler dont l’expli- Ication est renvoyée aux noms qui servent à les for-mer. de compte sur vous. Marcher sur les traces deses ancêtres. Prendre quelqu’un sur le fait. il auratoujours cela sur le cœur. Etre sur le qui-vive. Etresur un bon pied. Demeurer sur son appétit. Etre surles dents. Prendre sur soi. Etc. || Sur , entre dans lacomposition de plusieurs mots pour signifier, Ce quiest sur quelque chose ou au-dessus, soit par sa po-sition, soit par sa qualité, par son excès, etc. Ontrouvera à leur place alphabétique les mots de celteespèce qui sont consacrés par l’usage. || Sür toutechose, sur toutes choses, loc. adv. Principalement,par préférence à tonte autre chose. Voyez Surtout.
[| Sur le tout. loc. adv. et fam. En somme, en ré-sumé. || Sur le tout, en t. de blason, se dit en par-lant D’un écusson qui se met au milieu d’une écar-telure. || llrochant sur le tout, se dit D’une pièce quiva d’un côté à l’autre d’un écu dans lequel il y ad’autres pièces dont elle couvre une partie.
SURABONDAMMENT, adv. (iat. superabundarc,surabonder.) Plus que suffisamment.
SURABONDANCE, s. f. Très-grande abondance.Surabondance de blé, de paroles.
SURABONDANT, ANTE. ad]. Qui surabonde. ||Superflu.
SURABONDER, v. n. Être très-abondant.
SURACHETER, v. a. ( Jat. super, au-delà, ac-ceptais , prendre.) Acheter une chose plus qu’elle nevaut. Il est peu usité. |] Suracheté, ée. participe.
SURAIGU, GUË. adj. ( lat. — acutus , aigu.) t.de musiq. Fort aigu.
SURAJOUTER, v. a. (Iat. — addcre, ajouter.)Ajouter à ce qui a été déjà ajouté. |] Surajouté, ée.participe.
SUR-ALLER, v. n. t. de vénerie. Il se dit D’unlimier ou chien courant qui passe sur la voie sans serabattre et sans rien dire.
SUR-AXDOUILLER. s. m. t. de vénerie. Andouil-ler plus grand que les autres, qui se trouve à la tètede quelques cerfs.
SURAN N ATION. s. f. (lat. — annus , année.) Ces-sation de l’effet d’un acte qui n’est valable que pourun temps déterminé. || Lettres de surannation , Let-tres qu’on obtenait du prince, pourreudre la validitéà celles qui étaient surannées.
SURANNER- v. n. Avoir plus d’un an de date. Ilse dit surtout Des lettres de chancellerie, des passe-ports, etc. jj Suranné , ée. participe. Il se dit De cer-tains actes publics, lorsque l’année ou le temps, au delàduquel ils ne peuvent avoir d’effet, est expiré. Unbrevet est suranné après tel temps. || Il se dit, figur.,De certaines choses qu’on regarde comme déjà vieil-les. Cet habit est un peu suranné. || II se dit de mêmeDes personnes. Un galant suranné.
SUR-ARBITRE, s. m. (lat. — arbiter, arbitre.)Arbitre choisi par les parties ou par le juge pour ladécision d’une contestation sur laquelle les arbitressont partagés. Elus ordinairement, Tiers arbitre.
SURARD. adj. m. (ailem. muer, sûr.) Il ne s’em-ploie que dans cette loc., Vinaigi'e surard, Vinaigrepréparé avec des fleurs de sureau.
SURBAISSÉ, ÉE, adj. (lat. super, sur, grecbathus , profond.) t. d’archit. Il se dit Des arcades etdes voûtes qui ne sont pas en plein cintre, qui vonten s’abaissant vers le milieu.
SUR
■^ 7 !)
SURBAISSEMENT, s.ni. t. d’archil. Quantiiédoutune arcade est surbaissée.
SURCENS. s. m. (lat. —, census , cens.) t. de ju-rispr. féod. Rente seigneuriale dont un héritage étaitchargé par-dessus le cens.
SURCHARGE, s. f. (lat.— ital. carica, charge.)Nouvelle charge ajoutée à une autre. || Figur. , Sur-croît, augmentation de peines, de maux. C’est unegrande surcharge à un homme qui était déjà si acca-blé de douleur. || Il se dit aussi Des mots écrits surd’autres mots dont on a employé les lettres ou partiesde lettres en les renforçant pour en former de nouvelles.
SURCHARGER, v. a. Imposer une charge exces-sive, un trop grand fardeau. I| Se surcharger T esto-mac. Manger excessivement. J] Fig., Être surchargéde travail, Avoir trop de travail. On dit également,avec le pron. pers., Se surcharger de travail. || Sur-charger, se dit aussi en parlant D’impôts excessifs.Ce royaume est surchargé d’impôts. Surcharger, faireune surcharge dans l’écriture. Surcharger un mot. ||Sur-chargé,ée. participe.
SURCHAUFFER, v. a. (lat. —calcjacere, chauf-fer.) t.de forge. Donner trop de feu au fer, le brûleren partie. || Surchauffé , ée. participe.
SURCHAUFFURE. s. f. t. de forge. Défaut du fersurchauffé.
SURCOMPOSÉ, ÉE. adj. (lat. —componere ,composer.) t. de gram. Il se dit Des temps des verbesdans la conjugaison desquels on redouble l'auxiliaireAvoir. Peu usité. || En botan., Feuille surcomposée,Feuille dont le pétiole se divise en plusieurs pétiolessecondaires, qui sont eux-mèmes divisés ou subdivisés.
SURCOMPOSÉ, s. m. t. de chimie. Corps qui ré-sulte de la combinaison de corps que l’on appelleComposés.
SURCROÎT, s. m. (lat. — crescere , croître.)Augmentation, ce qui est ajouté à quelque chose, etqui en accroît le nombre, ou la quantité, ou la force.Voici un surcroît de compagnie. Par un surcroît demalheur.
SURCROÎTRE, v. n. Il ne se dit guère que Deschairs qui se forment dans les plaies avec trop d’abon-dance et de rapidité. Il n’est point usité dans le lan-gage médical.
SURDENT. s. f. (lat. — dens , dent.) Dent qiùvient hors de rang sur une autre, ou entre deux au-tres. || Il se dit, en termes d’art vétérinaire, en par-lant D’un cheval qui a quelques dents plus longuesque les autres.
SURDITÉ, s. f. (lat. surditas , surdité.) Perte oudiminution considérable du sens de l’ouïe.
SURDORER, v. a. (lat. super deaurare, surdorer.)Dorer doublement, dorer à fond, solidement. || Sur-doré, ée. participe.
SURDOS, s. m. (lat. super dorsum , surdos.) t. desellier. Bande de cuir qui porte sur le dos du chevalde carrosse, et qui sert à soutenir les traits et le re-culement.
SUREAU, s. m. (grec, syrigx , roseau.) Arbre dontlesbranches sont remplies d’une moelle tendre et abon-dante, et qui produit des fleurs blanches d’une odeurparticulière, auxquelles succèdent des fruits rouges-noirâtres.
SÛREMENT, adv. ( lat. securè , sûrement.) Avecsûrelé, en sûreté, en assurance. || Certainement. Celaest sûrement arrivé comme on le dit.
SURÉMINENT, ENTE. adj. (lat. supereminens,même signifie.) Éminent au suprême degré. Il est peuusité. -,