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que les voyageurs ou les chasseurs s’en servent à laplace de ceux qu’ils quittent. || Avoir des chevaux derelais, des équipages de relais, Avoir des chevaux,des équipages en assez grand nombre, pour se pou-voir servir tantôt des uns, tantôt des autres. || Fig.,Avoir des habits, des meubles de relais. || Rei.ais, sedit aussi en parlant Des chiens qu’on poste, soit à lachasse du cerf, soit à celle du sanglier. [| Donner lerelais, Lâcher, après la bête que l’on court, les chiensplacés en relais. || Relais, Le lieu où l’on met les re-lais. || Particulièrement, Stations de poste. Il y a tantde relais de Paris à Lyon.
RELAIS, s. ni. t. de fortification. Espace de quel-ques pieds de largeur qu’on réserve entre le pied durempart et l’escarpe du fossé, pour recevoir les terresqui s’éboulent. || Relais, Terrain que laisse à décou-vert l’eau courante qui se retire insensiblement del’une de ses rives, en se portant sur l’autre. || Terrainsque la mer abandonne entièrement.
RELAIS, s. ni. t. de manufacture de tapisseries.Ouverture que l’ouvrier laisse dans une tapisseriequand il change de couleur et de figure.
RELÀISSK. adj. t. de chasse. Il se dit d’un lièvrequi, après avoir été longtemps couru , s’arrête de las-situde.
RELANCER.v.a. (ital. lanciare, lancer.) t. de chasse.Lancer de nouveau. En parlant Des bêtes fauves, quand,après avoir été lancées, elles se reposent, et qu’ensuileon les fait partir du lieu de leur repos. || Fig. etfani.,Relancer quelqu'un, L’aller trouver au lieu où il est,pour l’engager à quelque chose à quoi il ne songeaitpoint, ou qu’il n’avait pas envie de faire. Ils sont 've-nus me relancer chez moi. || Fig. et fani., Relancerquelqu’un , Lui répondre rudement, recevoir très-malce qu’il se permet de dire. || Relancé , ék. participe.
RELAPS, APSE. adj. (lat. relapsus, retombé.) (Onprononce les deux dernières lettres. ) Qui est retombédans l’hérésie. || Substanliv. C'est un relaps. || Dansl’ancienne Eglise, Ceux qui tombaient dans le pé-ché pour lequel ils avaient déjà fait pénitence pu-blique.
RÉLARGIR. V. a. ( lat. la rgus, large.) Rendre pluslarge. Rélargi , te. participe.
RELATER, v. a. (lat. relatas, rapporté.) Rappor-ter. Il ne s’emploie guère qu’en style de Procédureet dans les actes. || Relaté, ée. participe.
RELATIF, IVE. adj. (lat. relatio, relation.) Quia quelque relation, cpielque rapport. Cette clause estrelative à la précédente. j| Par opposition à Absolu.Homme est un terme absolu, Père est un terme relatif.|| Engramm. ^Pronoms relatifs , ou substaut. relatifs,Les pronoms qui ont rapport à un nom ou à un autrepronom qui les précède, et qu’on appelle antécé-dent.
RELATION, s. f. Rapport d’une chose à une autre.|| Relation, en t. de philos., Rapport qui est entredeux personnes, entre deux choses que l’on consi-dère ensemble, et respectivement l’une à l’autre. Larelation du père au fils. || Commerce, liaison, cor-respondance. J’avais des relations dans ce pays-là.Je suis en relation avec lui. || Relation, Récit, nar-ration qu’on fait de ce qui s’est passé, de ce que l’ona vu, entendu. Il a donné une relation de ses voyages.
RELATIVEMENT, adv. Par rapport, d'une ma-nière relative.
RELAVER, v. a. (lat. relava, relaver.) Laver denouveau. || Relavé, ée. participe.
RELAXATION, s. f. (lat. relaxo, relâcher. ) t. di-dactique. Relâchement, état d’une chose qui u’a pas
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sa tension ordinaire. Particulièrement en médecine.||Relaxation, Terme de droit canon , qui ne s’emploieguère que dans cette phrase, Relaxation des peinescanoniques , Diminution ou rémission des peines ca-noniques. || En jurispr., La relaxation d'un prison-nier, L’action de relaxer un prisonnier.
RELAXER, v. a. t. de jurispr. Il se dit en parlantD’un prisonnier qu’on remet en liberté. || Relaxe ,ée. participe. || En chirur., Muscles, nerfs, tendons,qui ont perdu de leur tension naturelle. Muscles relaxés.
RELAYER, v. a. (On le conjugue comme Payer.)Il se dit en parlant Des ouvriers, des travailleurs, etc.,qu’on occupe les uns après les autres à quelque 'ou-vrage. On envoyait cinquante pionniers relayer ceuxqui travaillaient. Il y avait tant d’ouvriers qui serelayaient l’un l’autre. j| Relayer, Prendre des re-lais de chevaux frais. Nous relayâmes à tri endroit. ||Relayé, ée. participe.
RELÉGATION. s. f. ( lat. relego, reléguer. ) t. dejurispr. Exil dans un lieu déterminé.
RELEGUER, v. a. Envoyer en exil dans un Heudéterminé. || Il se dit, par exlens., en parlant D’unepersonne que l’on envoie demeurer dans un lieu, dansun pays retiré. || Avec le prou. pers. Se reléguer à lacampagne. || Reléguer , se dit fig. en parlant De cer-taines choses que l’on éloigne, qu’on met à l’écart,parce qu’on n’en fait plus de cas. On a relégué ce por-trait dans une antichambre.^ Relégué, ée. participe.|| Fig., Ces usages, ces préjugés sont relégués au vil-lage , On ne les trouve plus que parmi les gens dela campagne.
RELENT, s.m. (lat. redolens, puant.^Mauvais goûtque contracte une >iande renfermée dans un lieu hu-mide.
RELEVA ILLES. s.f. pi. ( lat. relevare, relever.) Cé-rémonie qui se fait à l'église, lorsqu’une femme y vapour la première fois après ses couches, pour se fairebénir par le prêtre.
RELEVÉE, s. f. t. deprocéd. Le temps de l’après-dinée.
RELÈVEMENT, s. m. Action par laquelle on re-lève une chose. Le relèvement d’un mur. || Relève-ment, Relevé, énumération exacte. On a travailléau relèvement de toute la dépense.. |l Relèvement, ent. de mar., se dit Des parties d’un bâtiment qui sontplus exhaussées que les autres. j| Relèvement, ent. d’hydvogr.. Action de rele\cr un objet, d’en déter-miner la position; et Le résultat de cette opération.Faire des relèvements de caps, d’iles, etc.
RELEVER, v. a. Remettre debout ce qui était tom-bé ; remettre une chose dans la situation où elle doitêtre, une personne dans son attitude naturelle. Rele-ver une chaise qu’on a fiait tomber. |j En t. de mar.,Relever un bâtiment, Le remettre à flot. || Au Jeu,Relever les mains ou levées qu’on a faites , Ramasserles cartes qui ont été jouées, les retourner et les met-tre devant soi. Relever les cartes, Les rassembler, réu-nir le jeu. || Relever, avec le pron. pers., Se re-mettre dans sa situation naturelle, se redresser. Lenavire, qui penchait, se releva lentement. Se remet-tre sur ses pieds. || Absol., Sortir de nouveau du lit ;Se lever du lit par quelque motif extraordinaire. Il aété obligé de se relever quatre fois cette nuit. || Neutr.Relever de maladie ,Commencer à se porter mieux. Ilrelève d’une grande maladie. || On ne croit pas qu’il enrelève, se dit en parlant D’un homme bien malade, etqu’on croit qui n’en réchappera pas.|j Cette femme re-lève de couches , Elle est rétablie de ses couches , ellecommence à sortir. || Relever, Rétablir ce qui était