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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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R AV

des bonnes avec les enfants. || Quadrupède carnassier, !du nouveau continent, à peu près de la taille dunblaireau, et qui vil à la manière des ours.

RATTACHER, v. a. Attacher de nouveau. Ratta-chez les bas de cet enfant. || Il semploie fig., avec lepron. pers., dans le meme sens. Il s'est rattaché àcette femme , qu'il avait quittée. [| Rattacher , signifiequelquefois, Attacher. [| Fig., dans le même sens.Rattacher une question à une autre. |] Il semploieavec le pron. pers. dans lune et lautre acception. ||Rattaché, ée. participe.

R ATTEINDRE, v. a. (lat. attingo , jatteins.) Rat-traper. || Rejoindre une personne quon vient de quit-ter, et qui a pris les devants. || Ratteint, einte.participe.

RATTRAPER, v. a. Reprendre, ressaisir. j| Re-joindre quelquun à qui on a laissé prendre les de-vants. Dans cette acception et dans la suivante, il estfamilier. || Regagner, recouvrer par ses soins ce quonavait perdu. Il a de la peine à rattraper la santé. |jRattraper, tant au propre quau figuré, Attraperde nouveau, attraper une seconde fois. Au figuré, ilest familier. || Fam., On ne m'y rattrapera plus; bienfin qui my rattrapera> Je serai tellement sur mesgardes, quon ne me trompera plus en pareil cas. Jene m'exposerai plus à semblable aventure. || Rattrapé,ée. participe.

RATURE. s. f. (lat. rado, jefface.) Effaçure faitepar quelques traits de plume quon passe sur ce quona écrit.

RATURER. v. a. Effacer ce qui est écrit, en pas-sant quelques traits de plume par-dessus, jj Raturé,ée. part ici |>e. Un manuscrit très-raturé.

RATJCITÉ. s. f. (lat. raucus , rauque.) Rudesse,âpreté de voix. Peu usité.

RAUQUE, adj. des 2 genres. 11 ne se dit guère queDu son de la voix, et signifie, Rude, âpre, etcomme enroué. Il a quelque chose de rauque dansla voix.

RAVAGE, s. m. (lat. rapere, ravir.) Dommage faitavec violence et rapidité. Les ennemis font de grandsravages dans la campagne. |j Dommages que causentles tempêtes, les vents, etc. Rien n'est à labri desravages du temps. || En parlant Des maladies. La pe-tite 'vérole a fait un grand ravage sur sa figure. |jFig., Désordre que les passions causent. Les passionsfont de grands ravages dans le cœur des hommes. ||Fam., Faire ravage dans une maison , Y faire beau-coup de désordre. Peu usité.

RAVAGER, v. a. Faire du ravage. [| Ravagé, ée.participe.

RAVAGEUR, s. m. Celui qui ravage. Il nest usitéque dans le style, soutenu.

RAVALEMENT, s. m. t. darchit. Travail quonfait à un mur, à une façade, etc., lorsque, après lesavoir élevés, on les crépit de haut en bas ; ou Lou-vrage qui résulte de ce travail. || Ragrément duneconstruction de pierre. [| Fig., Laction de ravaler,de déprimer quelquun, ou Labaissement, lavilisse-ment dans lequel une personne tombe. Peu usité,surtout dans la seconde acception.

RAVALER, v. a. Avaler de nouveau. || Fig. etfam., en parlant De la contrainte quon se fait, lors-que , étant sur le point de dire quelque chose, on seretient par quelque considération. Il a bien fait deravaler ce quil voulait dire. || Fig. et fam., Je luiferai bien ravaler ses paroles, Pour exprimer quonempêchera quelquun de se servir de paroles offen-santes, ou quon le fera repentir de sen être servi. ||

RAV 4a 1

Ravaler, Rabattre, rabaisser, remettre plus bas. Ilest peu usité en ce sens. || Fig., Déprimer, rabaisser.Ravaler la gloire dune belle action. Ce philosophe'voudrait ravaler lhomme à létat des brutes. || Il sem-ploie, en ce sens, avec le pron. pers. Il s'est beau-coup ravalé par cet acte de lâcheté. |] Ravaler, entermes de maçonnerie et darchitecture, Faire le rava-lement dune construction. || Ravale, ée. participe.

RAVAUDAGE, s. m. (grec zhapto , je couds.) Rac-commodage de méchantes hardes qui se fait à laiguille.|| Fig. et fam., Besogne faite grossièrement. Ouvragesdesprit quon trouve mauvais.

RAVAUDER, v. a. Raccommoder de méchantesbardes à laiguille. || Absol. Elle gagne sa vie à ra-vauder. ]| Ravaudé, ée. participe.

RAVAUDERIE. s. f. Discours plein de niaiseries,de bagatelles. Fam.

RAVAUDEUR , EUSE. s. Celui, celle dont le mé-tier est de raccommoder des bas, de vieux habits, etc.Principalement dusage au féminin. || Fig., Hommeimportun, qui ne dit que des balivernes. Fam. et peuusité.

RAVE. s. f. (lat. rapum, rave.) Plante crucifèredont la racine est une sorte de gros navet rond , largeet aplati. || Plante potagère dont la racine, qui portele meme nom, est longue, dun rouge foncé, tendre,succulente et cassante.

RAVELIN. s. m. Ouvrage de fortification exté-rieure, composé de deux faces qui font un angle sail-lant, et qui sert ordinairement à couvrir une cour-tine , un pont, etc. Cest la morne chose qu'une Demi-lune.

RAVIGOTE, s. f. (lat. vigere, cire en vigueur.)t. de cuisine. Sauce verte, piquante.

RAVIGOTER, v. a. Remettre en vigueur une per-sonne, un animal qui semblait faible et atténué. Onl'emploie aussi avec le pron. pers. Fam. |{ Ravigoté,ée. participe.

RAVILIR. v. a. (lat. vilis, vil.) Rabaisser, rendrevil et méprisable. Avec le pron. pers. En faisant desactions ahumilité , un chrétien ne se ravilit pas. ||Ravili , ie. participe.

RAVIN, s. m. Lieu que la ravine a creusé. || Che-min creux, quoique ce 11e soient pas les ravines quilaient creusé.

RAVINE, s. f. Espèce de torrent fornpc deaux quitombent subitement des lieux élevés. || Lieu que laravine a cave.

RAVIR, v. a. (lat. rapio , jenlève.) Enlever deforce, emporter avec violence. Ravir une femme. ||figur., Enlever, ôter, priver. Ravir à un généralla gloire dune action. César ravit la liberté aux Ro-mains. || Fig., Charmer quelquun, faire éprouver untransport dadmiration, de plaisir, etc. Cette musi-que a ravi tous ceux qui lont entendue. j[ À ravir.loc. adv. et fam. Admirablement bien. Elle chante àravir. Elle est mise à ravir . |j Ravi , ie. participe.Saint Paul fut ravi jusqu'au troisième ciel, Il fut en-levé jusquau troisième ciel. || Être ravi en extase ,Etre transporté hors de soi par un sentiment très-vifdadmiration. \\ Dans le langage mystique, Être trans-porté hors de soi par une forte contemplation, et parleffet dune grâce particulière. || Par exagérât, et fam.,Être ravi de quelque chose, En éprouver un vif plaîtsir, en être bien aise. Je suis ravi de vos succès.

RAVISER (SE), v. pron. Changer davis. [| Ravisé,ée. participe.

RAVISSANT, ANTE. adj. (lat. rapio, je ravis.)Qui enlève par force. Un loup ravissant. || Mervejl-