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vers une personne inférieure, lorsqu’on se seul of-fensé ou importuné de ses discours, de ses répliques.
|j Prov. et fig., Raisonner comme unepantoufle, Rai-sonner de travers. |j Raisonner, en t. de marine, sedit J)’un bâtiment que l’on envoie reconnaître par lachaloupe, et qui est obligé de montrer ses passe-ports, et de rendre compte de sa route. |j Raisonner ,aciiv., Appliquer le raisonnement à quelque chose.C’est un homme qui raisonne toutes ses actions. ]|Raisonné , ée. participe. )| Adj. Appuyé de raisons etde preuves. Requête raisonnée, [j 11 se dit De touteméthode ou traité qui rend raison des règles d’un art,d’une science. || Analyse raisonnée, Analyse accom-pagnée de réflexions.
RAISONNEUR, EUSE. s. Qui raisonne. || Il seprend ordin. en mauvaise part, et se dit d’CJne per-sonne qui importune par de longs, par de mauvaisraisonnements. C’est un raisonneur éternel. || Sansépithète, il se dit de Celui qui, au lieu de recevoir do-cilement les réprimandes qu’on lui fait ou les ordresqu’on lui donne, allègue beaucoup d’excuses. Ellefait bien la raisonneuse. |j Adjecliv. Ce valet est tropraisonneur. [{ Raisonneur , Certains personnages decomédie, dont le langage est ordinairement celui dela morale et du raisonnement.
RAJAH ou RAJA. s. m. Nom des princes indous,qui étaient autrefois vassaux de l’empereur duMogol.
RAJEUNIR, v. a. (lat. juvenis, jeune.) Rendrejeune, rendre la jeunesse. Selon la Fable, Médée ra-jeunit Êson. || Rendre l’air de la jeunesse. Cette bonnenouvelle l’a tout rajeuni. || Fig. et fam., l'aire la barbe.|| Par extens. en parlant Des choses, Rajeunir unepensée par V expression. ]| Rajeunir, neutre, Redeve-nir jeune, reprendre Pair de la jeunesse. Il sembleque celte femme rajeunisse. || Fig., Au printemps lanature rajeunit. || Avec le pron. pers., Se donner l’airjeune. Il croit se rajeunir en portant perruque. || Fam.,Se dire plus jeune qu’on ne l’est réellement. Elle ditn'avoir que trente ans, je crois quelle se rajeunit unpeu. [| Rajeuni, ie. participe.
RAJEUNISSEMENT, s. m. Action de rajeunir ;Etat de celui qui est ou paraît rajeuni.
RAJUSTEMENT, s. m. (lat. justus, juste.) Actionde rajuster. Le résultat de cette action.
RAJUSTER, v. a. Ajuster de nouveau, remettreen bon état. Rajustez ce ressort. Rajuster un habit. ||Fig. au sens moral. Le temps rajuste bien des choses.|| Il se dit D’un mécontentement qu’on apaise, d’unebrouillerie qu’on fait cesser. || Rajuster , avec le pron.pers., Raccommoder son habillement, son ajustementqui a été dérange. || Rajusté, f.e. participe.
RÂLE. s. m. Oiseau de rivage qui a le bec com-primé, la queue courte et les doigts allongés.
RÂLE. s. ni. {onomatopée.) L'action de râler. Lebruit qu’on fait en râlant. Le râle de l’agonie. Il adéjà le râle.
RÂLEMENT, s. m. Signifie la meme chose queRâle, action de râler.
RALENTIR, v. a. (lat. lentus, lent.'î Rendre pluslent. Ralentir sa marche. || Fig. Cet accident a ra-lenti son zèle. || Avec le pron. pers., tant au proprequ’au fig., Devenir plus lent, moins actif. Ce mou-vement s’est ralenti. Les passions de la jeunesse se ra-lentissent avec le temps. || Ralenti, ie. participe.
RALENTISSEMENT, s. m. Diminution de mouve-ment, d acl i \ i Té. Le ralentissement des travaux d'unsiege : || Kig. Le ralentissement de. son zèle.
IIAI.EK. v. n. Rendre en respirant un son enroué,causé par la difficulté de la respiration. Il se dit pro-
RAM
prement Des agonisants. Par extens., Râler en dor-mant.
RALINGUE, s. f. t. de marine. Cordage que l’oncoud autour des voiles pour en renforcer les bords. j|Mettre une voile en ralingue, Mettre ses ralinguesdans une direction parallèle à celle du vent, en sortequ’elle ne le reçoive sur aucune face.
RAL1NGUER. v. a. t. de marine. Garnir une voilede ses ralingues. || Neutral., Mettre une voile à ralin-guer, Lamettreen ralingue. || Rai.îngué, ée. participe.
RALLIEMENT, s. m. (lat. religare, réimir.) (Onprononce Raliment.) t. de guerre. Action des troupesqui, après avoir été rompues ou dispersées, se ras-semblent. Le ralliement des troupes, d’une flotte. |jMot de ralliement, Mot qu’un chef donne à ses troupespour qu’elles se rallient, en cas de déroute et de sé-paration. Mot que l’on donne à la suite du motd’ordre. Voyez Ordre. || Signe de ralliement, auxarmées, Certains signes dont ou convient pour se re-connaître. || Point de ralliement, L’endroit marquéaux troupes pour se rallier. || Par extens., Mot, signede ralliement, Mot, sigue caractéristique auquel unesecte, un parti se reconnaît, ou par lequel on le dé-signe; et, Point de ralliement, Lieu où les personnesd’une même société, d’un même parti se rassemblent.Point de ralliement, fig., Opinion sur laquelle s’ac-cordent des personnes divisées sur d’autres points.
RALLIER, v. a. (On ne prononce qu’une L dansce mot et les suivants.) Rassembler, remettre ensem-ble. II se dit principalement en t. de guerre et de tac-tique navale. Rallier des troupes, une flotte. || Il sedit dans le langage ordinaire, au figuré. Les espritsétaient divisés, cette proposition les a ralliés, jj Avecle pron. pers. Ils se rallièrent derrière Vinfanterie. ||En t. de marine, Rallier son poste, Manœuvrer pourle reprendre, après l’avoir quitté. Rallier un vaisseau ,Le îejoindre. Rallier le vent, Gouverner aussi prèsde la source du vent que l’espèce du bâtiment le per-met. Se rallier à terre, S’approcher de terre. || Ral-lié , ée. participe.
RALLONGE, s. f. (lat. elongare, allonger.) Ce quisert à rallonger une chose.
RALLONGEMENT, s. m. Action de rallonger,Le résultat de cette action.
RALLONGER, v. a. Rendre une chose plus longueen y ajoutant quelque pièce, quelque bout d’unechose à peu près semblable. Rallonger une jupe, unetable. || Simplement, Allonger. || Ra-llongé, ée. par-ticipe.
RALLUMER, v. a. (lat. lumen, lumière.) Allumerde nouveau. Rallumer le feu. || Fig., Donner une nou>voile ardeur, une nouvelle force à quelque chose.Rallumer la guerre. Cette médecine a rallumé lafièvre. |] Il s’emploie avec le pron. pers., tant aupropre qu’au fig. Le jeu vint tout d’un coup à se ral-lumer. || Rallumé, ée. participe.
RAMADAN ou RAMAZAN. s. m. Mois que lesmahométans consacrent à un jeûne qui est une espècede carême.
RAMAGE, s. m. (lat. ramus, branche.) Rameau,branchage. Ne se dit guère que d’Une représentationde rameaux, de branchages, de feuillages, de fleurs,etc., sur une étoffe. Velours à ramage.
RAMAGE, s. m. Le chant des petits oiseaux. || Fig.et fam., Babil des enfants, Certains discours dénuésde sens.
RAMAGER. v. n. Se dit Des oiseaux qui font en-tendre leur ramage. Peu usité.
RAMAIGRIR. v. a. (lat. macer, maigre.) Rendre