RAC
RACHETABLE. adj. des 2 genres. Qu’on a droitde racheter.
RACHETER, v. a. Acheter ce qu’on a vendu.J'avais vendu mon cheval à un tel, mais je le lui airacheté. || Acheter des choses de moine espèce quecelles qu’on a vendues, ou qu’on ne possède plus parquelque cause que ce soit. Il avait vendu ses ta-bleaux y il en a racheté d'autres, jj Racheter unerente, une pension, Se décharger d’une rente, d’unepension, moyennant une certaine somme une loispayée. || Racheter, Délivrer à prix d'argent un cap-tif, un prisonnier. On le raclu ta des mains des pi-rates. || Dans ce sens, avec le pron. pers. Se racheterde captivité. On dit de même; Se racheter d'unepeine, du pillage. Etc. || Racheter, se dit aussi enpartant De Notre Seigneur Jésus-Christ. Il a rachetéle genre humain par son sang. || Je voudrais l'avoirrachetée de beaucoup, se dit en parlant D’une chosedont on regrette la perte; et, Je voudrais l’avoir ra-chetée de mon sang, en parlant D’une personne quiest morte, et qu’on aimait beaucoup. || Racheter ,Compenser, balancer, faire pardonner, faire oublier.Racheter ses défauts par ses agréments. || Dans unsens analogue, avec le pron. pers. Ces défauts se ra-chetaient en lui par de bonnes qualités. |J Racheter sespéchés par l'aumône, Obtenir la rémission de ses pé-chés en faisant l’aumône. || Racheter, en t. d’archi-tect., Corriger, rendre moins sensible un vice, un dé-faut de construction ou de décoration, une irrégula-rité. Cette, irrégularité de terrain est racheté&par unerampe. J| Racheté, ée. participe.
*Raghever. v. a. t. de métier. Terminer, donner ladernière façon.
•Racheveur. s.m. Ouvrier qui termine l’ouvrage desfondeurs.
RACHIDIEN , ENNE. adj. t. d’anat. Qui a rapportou qui appartient à la colonne vertébrale, appeléeen grec Rachis.
RACHITIQUE, adj. des 2 genres. Il se dit Despersonnes nouées, et affectées de rachitisme, affec-tion rachitique, Affection qui lient du rachitisme. ||Rachitique, se dit, par extens., Des blés avortés.
RACHITIS. s. m. (On fait sentir l’S.) t. de médec,,emprunté du grec. Voyez Rachitisme.
RACHITISME, s. m. t. de médec. Maladie qui con-siste principalement dans la courbure de I épine dudos et de la plupart des os longs, avec gonflement desarticulations. On dit aussi, Rachitis. || Par extens.,Maladie du blé, qui empêche la tige de se développer,et la rend noueuse.
RACINAGE, s. m. (lat. radix, racine.) Décoctiond’écorce de feuilles de noyer, de coques de noix,propre pour la teinture.
RACINAL. s. m. t. de charpenterie. Il se dit deGrosses pièces de bois, qui servent au soutien ouà l’affermissement des autres.
RACINE, s. f. La partie par laquelle les arbres etles autres plantes tiennent à la terre, et en tirent leurprincipale nourriture. Arbre séché dans sa racine. ||Fig. et fam., Il y veut prendre racine , il y prendraracine, se dit D’un homme qui prolonge trop sa vi-»site, son séjour quelque part. \\ Racine , particulière*ment La racine de certains arbres, dont on fait desouvrages d’ébénisterie et de tour. Un meuble de ra-cine d'orme. || Il se dit également en parlant De cer-taines plantes on herbes, telles que les raves, les bet-teraves, les carottes, les navels, etc., dans lesquellesce qu'il y a de bon à manger est ce qui vient enterre. || Eu jurispr., Fruits pendants par racines,
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Fruits qui ne sont pas encore coupes et cueillis. ||Racine , La partie des ongles, des dents, des cheveuxpar où ils tiennent à la chair. || Il se dit de même enparlant Des cancers , des polypes, des loupes, des cors,et des autres maux de même nature qui surviennentau corps humain, Couper un cor jusqu'à la racine. {|Racine, se dit fig. Des principes, des commencementsde certaines choses, ou morales ou physiques. Cetteerreur a pris racine dans les esprits. Il faut couper lemal dans sa racine. || Racine, se dit, en t. degramm.,Des mots primitifs de chaque langue, d’où les autressont dérivés, ou dont ils sont composés. |j En t. d’a-rithm., La racine carrée d'un nombre proposé , Lenombre qui, multiplié par lui-même, produit cenombre-là ; et, La racine cube ou cubique , Le nombrequi. multiplié par son carré, produit le nombre pro-posé. On dit de même, Racine quatrième, Le nombrequi, multiplié par son cube, donne le nombre pro-posé.
RACK on ARA CK. s. m. Liqueurspirilueu.se qu’onfait aux Indes, et qu’on tire du riz fermenté. || Li-queur qu’on tire du sucre dans les Indes orientales,et qu’on appelle Tafia en Amérique.
* Raclée, s. f. (lat. radere, racler.) Décharge decoups. Donner , recevoir une raclée. Pop.
RACLER, v. a. Enlever, emporter, avec quel-que chose de rude ou de tranchant, quelques par-ties de la superficie dVn corps. Racler de l’ivoire.Racler des allées. }) Racler une mesure de grain,Passer la racloire sur une mesure, pour faire tom-ber le grain qui s’élève au - dessus des bords. ||Fig. et fatn. Ce vin racle le gosier, II est dur et âpre.j| Fig. et fam., Cela racle les boyaux , se dit I)’imbreuvage médicinal, d’un vin trop vert, et de quel-ques autres choses qui donnent des tranchées. |j Fig etfam., Il ne fait que racler le boyau , ou simplement,il ne fait que racler, se dit D’un homme qui jouemal du violon, de la basse, etc. O11 dit de même,par dénigrement, Racler un air. |{ Raclé . eé. partie.
RACLEUR. s. m. t. de dénigrement, qui se dit d’Unmauvais joueur de violon.
RACLOIR. s. m. Instrument avec lequel on racle.
RACLOIRE. s. f. Planchette qui sert à racler ledessus d’une mesure, telle qu’un boisseau de blé,pour faire tomber le grain qui s’élève au-dessus desbords.
RACLURE, s. f. Les petites parties qu’on a em-portées de la superficie de quelque corps eu le raclant.
RACOLAGE, s. m. Métier de racoleur.
RACOLER, v. a. Engager, soit de gré, soit parastuce, des hommes pour le service militaire. || Il sedit fig. et fam. Cet homme a racolé quelques parti-sans. fj Racolé, ée. participe.
RACOLEUR, s. m. Celui qui fait profession d’en-gager des hommes pour le service militaire.
RACONTER, v. a. Conter, narrer une chose,vraie ou fausse. || Fam., En raconter , Raconter beau-coup. Il en a raconté bien long. || Raconté, ée. par-ticipe.
RACONTEUR, EUSE. Celui, celle quia la ma-nie de raconter. Fam.
RACORNIR, v. a. ( lat. cornu , corne.) Donner àquelque chose la consistance de la corne. || Dessécher,rendre dur et coriace. Le feu a racorni ce cuir. ||Avec le pron. pers., Devenir dur et coriace Le cuirse racornit au feu. || Racokn'i, re. participe. || Fam.,Qui semble rapetissé, qui 11e peut plusse dévolopperet s’étendre. Cet homme a un rluimatisme qui lui donneun air racorni.