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pourquoi l’Évangile dit, Il faut le traiter comme unpaïen et comme un publicain. || Il est quelquefois ap-pliqué, chez les modernes, Aux traitants, aux finan-ciers, à ceux qui se chargent de percevoir les revenuspublics; et alors on le prend toujours en mauvaisepart.
PUBLICATION, s. f. (lat. publïcare, publier.)Action par laquelle on rend une chose publique etnotoire. La publication des bans d’un mariage. || Lapublication d’un livre, L’action de le mettre eu vente,de le faire paraître. On dit dans un sens analogue, Lapublication d’un journal.
PUBLICISTE, s. m. Celui qui écrit sur le droitpublic, celui qui a fait de profondes éludes sur cettescience.
PUBLICITÉ, s. f. Notoriété publique. || Plus ordi-nairement, Qualité de ce qui est rendu public. liadonné toute la publicité possible à ses réclamations.
PUBLIER, v. a. Rendre public et notoire. Publierune loi, un édit. || Publier un livre, un journal, Lemettre en vente, le faire paraître, (j Eam., Publier quel-que chose sur les toits, Le divulguer avec éclat. |] Pu-blié, ée. participe.
PUBLIQUEMENT, adv. En public, devant tout temonde. Professer publiquement une doctrine.
PUCE. s. f. (lat. pulex, puce.) Petit insecte sansailes, qui a six pattes, qui saute, qui se nourrit dusang de l'homme et de divers animaux. Le saut d’unepuce. || Prov. et lig., Avoir la puce à l’oreille, Êtreinquiet touchant le succès de quelque affaire; et,Mettre à quelqu’un la puce à l’oreille, Lui inspirerdes inquiétudes. || Puce. adj. des 2 genres. Qui est d’unbrun semblable à celui de la puce. Couleur puce.
PUCEAU, s. et adj. m. (lat. puer, jeune garçon.)Garçon qui n’a point connu de femme. Peu usité.
PUCELAGE, s. m. État d’un homme qui n’a pointconnu de femme, et d’une femme qui n’a point connud’homme. Eam. et libre. || Pucelage, en hist. nat.,Espèce de petit coquillage univalve du genre des Por-celaines.
PUCELLE. s. f. (lat . puella, jeune fille.) Fille quin’a point connu d’homme. Fam., excepté dans cettedénomination, La Pucelle d'Orléans, Jeanne d’Arc.|| Dans la poésie badine, Les doctes puce lies, LesMuses.
PUCELLE. s. f. Poisson qui ressemble à l’alose,mais qui est moins estimé.
PUCERON, s. ni. (lat. pulex, puce.) Petit insectequi s’attache aux feuilles et aux rameaux des plantes,et qui les suce.
PUDEUR, s. f. (lat. pudor, pudeur.) Honte hon-nête, mouvement excité par l’appréhension de ce quiblesse ou peut blesser la décence, la modestie, l’hon-nètetc. || Sorte de discrétion, de retenue ou de mo-destie qui empêche de dire ou d’entendre ou de fairede certaines choses sans embarras. Il a eu la pudeurde ne point me parler de son aventure. || C’est un hommesans pudeur, C’est un homme qui ne rougit de rien.
PUDIBOND, ONDE. adj. Qui a une certaine pu-deur naturelle. Il n’est guère usité que dans des phrasesfamilières, et ne se dit que par plaisanterie. Un jeunehomme pudibond. |j Rougeur pudibonde, Rougeur duvisage produite par la timidité, par la pudeur.
PUDICITÉ, s. f. Chasteté.
PUDIQUE, adj. des 2 genres. Chaste et modestedans les mœurs, dans les actions et dans les discours.Le pudique Joseph. La pudique Lucrèce. O11 le dit aussiDes mœurs, des discours, etc. Avoir les mœurs pu -
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diques. Un amour pudique. Il n’est guère usité quedans la poésie et dans le style soutenu.
PUDIQUEMENT, adv. D’une manière pudique.
PUER. v. 11. (lat. putcrc, puer.) (Ce verbe n’estusité qu’à l’infinitif, au présent, à l’imparfait, ail futurde l’indicatif et au conditionnel présent. Je pue, tupues, il pue; nous puons, 'tous puez, ils puent. Jepuais. Je puerai. Je puerais.) Sentir mauvais. || Prov.et fig., Il pue comme un rat mort, comme un bouc,comme la peste, se dit D’un homme qui sent fort mau-vais. || Prov. et nop., Paroles ne puent point, ou ausingulier, Parole ne pue point, se dit, par manièred’excuse, Quand on se trouve obligé de nommer quel-que chose de puant ou de sale. || Fig. et pop., Cela luipue au nez, Il en est rebuté, dégoûté. || Puer, s’em-ploie activ. Cet homme pue le vin. || Cela pue le musc,l’ambre, la civette, se dit D’une chose qui a une odeurde musc, d’ambre ou de civette, excessive et incom-mode.
PUÉRIL, ILE. adj. (lat. pnerilis, puéril.) Qui ap-partient à l’enfance. || La Civilité puérile. Titre d’unvieux livre fait pour apprendre la civilité aux enfants.
|| Puéril, se dit, par extens., De ce qui est frivole,et qui tient de l'enfance, soit dans le raisonnement,soit dans les actions. Raisonnement puéril. Frayeurpuérile.
PUÉRILEMENT, adv. D’une manière puérile.
PUÉRILITÉ, s. f. Ce qui tient de l’enfant, soitdans le raisonnement, soit dans les actions; discours,action d’enfant. Il ne se dit qu’en parlant De per-sonnes qui ont passé l’àge de l’enfance. Il ne dit quedes puérilités.
PUERPÉRALE, adj. f. (lat. puerpérium, enfante-ment.) t. de médec. Il n’est usité que dans cette ex-pression, Fièvre, puerpérale, Fièvre qui attaque lesfemmes en couche.
PUGILAT, s. m. (lat. pugilatus, pugilat.) Combatà coups de poing qui était en usage dans les gymnasesdos anciens.
PUINE. s. m. t. de gruerie. Il se dit Des arbrisseau<qui sont censés mort-bois. Voyez Mort-bois, à l’ar-ticle Bors.
PUÎNÉ, PUÎNÉE, adj. (lat. posinatus, né après.)Qui est né depuis un de ses frères ou une de ses sœurs.|| U s’emploie suhstantiv. pour distinguer de l’aîné Sesfrères et sœurs. C’est mon puîné. Dans la conversa-tion, i*on se sert plus ordinairement du nom deCadet.
PUIS. adv. de temps, (lat .posteà, ensuite.) Ensuite,après. || Il est quelquefois adverbe de lieu. Derrière luiétait assis un tel, puis un tel. [| Et puis, D’ailleurs,au veste. || Fam. et par forme d’interrogation, Et puis ?Eh bien, qu’en arrivera-t-il, que s’ensuivra-t-il, quefera-l-on après? ou Qu’en arriva-t-il, que s’ensui-vit-il ?
PUISAGE, s. m. (lat. puteus, puits.) Action depuiser.
PUISARD, s. m. Espèce de puits pratiqué pour re-cevoir des eaux inutiles et les absorber.
PUISER, v. a. Prendre de l’eau avec un vaisseauqu’on plonge dans une rivière, dans une fontaine, etc.|| Il s’emploie ordinairement au neutre. Puiser à larivière. || Il se dit aussi en parlant D’un liquide quel-conque contenu dans un grand vaisseau. || Prov. etfig., Il n’est rien de tel que. de. puiser à la source, Au-tant qu’on le peut, il faut essayer de remonter jusqu’àl’origine des choses, pour en être bien instruit. || Fig.,Puiser à la source, aux sources, Lire, consulter les