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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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travers , etc. Jj Prêter le flanc à Vennemi, Se posterou marcher avec si peu de précaution, qu’on puisseêtre pris en flanc par l’ennemi. || Fig. etfam., Prêterle flanc, Donner prise sur soi. On dit à peu prèsdans le meme sens, Prêter à la censure., au ridicule,etc. |f Fig., Cette action, cette conduite prête à defâcheuses interprétations , Cette conduite est de na-ture à être interprétée d’une manière défavorable. |]Prêter, avec le prou. pers., S’adonner, se laisseraller momentanément à quelque chose. Il faut savoirquelquefois se prêter à l’illusion. || Consentir par com-plaisance à quelque chose. C’est un homme qui seprête à tout. j| Absol., Il faut savoir se prêter , Ilfaut savoir user de complaisance à propos. || Prêter,neutre, se dit Du cuir, des étoffes, et autres chosesde même nature, qui s’étendent aisément quand onles lire. Une étoffe qui prête. || Fig., C’est un sujetqui prête , se dit D’un sujet de discours ou d’ouvragequi peut fournir beaucoup d’idées. || Prêter , s'em-ploie snbsl. et proverb., dans les deux phrases sui-vantes : Ami au prêter, ennemi au rendre ., Quand onveut retirer son argent des mains de celui à qui onl’a prêté, il arrive souvent qu’on s’en fait un ennemi.C’est un prêter à ne jamais rendre , se dit D’un prêtd’argent fait à une personne insolvable. || Prêté, ée.participe. [| Il s’emploie subst., dans cette phraseproverb., C’est un prêté rendu, C’est une juste re-présaille.

PRÉTÉRIT, s. m. (lat. prœterire, passer.) (Ouprononce un peu le T final.) t. de gramm. Il se dit deL’inflexion du verbe par laquelle on marque un tempspassé.

PRÉTÉRITION ou PRÉTERMISSION, s. f. Figurede rhétorique par laquelle on déclare ne vouloir pointparler d’une chose dont cependant on parle. || Pré-térition , en t. de Droit écrit, L’omission que faisaitun testateur, dans son testament, d’un de ses fils oud’un autre héritier nécessaire.

PRÉTERMISSION. s. f. Voyez PrÉtérition.

PRÉTEUR, s. in. (lat. prœtor, préteur.) Chez lesRomains , Magistrat qui rendait la justice dans Rome,ou qui gouvernait une province.

PRÉTEUR, EUSE. adj. (lat. prœstare , donner.)Qui prête à un autre de l’argent ou quelque autrechose d’utile. || Prêteur, s’emploie plus ordinaire-ment comme substantif. C’est un prêteur sur gages.

PRÉTEXTE, s. m. ( lat. prœtextus, tissu.) Causesimulée, supposée; raison apparente dont on se sertpour cacher le véritable motif d’une action. Prétextespécieux, plausible. Il ne demande qu’un prétexte pourrompre. || Il n ’y a pas de prétexte à cela, et absol., Iln’y a pas de prétexte, Il n’y a pas même de raisonapparente pour dire ou pour faire la chose dont ils’agit. _

PRÉTEXTE, s. f. (lat. prœtexta, même signif.) t.d’anliq. romaine. Robe blanche bordée d’une largebande de pourpre , et qui était une marque de dignité.|| Robe longue et blanche, bordée par le bas d’unepetite bande de pourpre , et que les enfants de famillesdistinguées portaient jusqu’à l’âge de puberté. Dansl’un et dans l'autre sens, on dit quelquefois adjccliv.,Robe prétexte.

PRETEXTER, v. a. (lat. prœtexere, même sign.)Prendre pour prétexte. || Prétexté, ée. participe.

PRETIN l'AILLE. s. f. Ornement en découpurequi se mettait sur les robes des femmes.

PRETINTAILLER. v. a. Mettre des pretintailles.|j PRÉTiNTAn.i.É , ée. participe.

PRÉTOIRE, s. m. (lat .prœtor, préteur.) Chez

les Romains, Le lieu où le préteur et quelques autresmagistrats rendaient la justice. || Préfet du prétoire ,Celui qui commandait la garde de l’empereur. VoyezPrétorien. || Dans le Ras-Empire, Préfets du pré-toire, Les premiers magistrats des quatre grands dé-partements dans lesquels l’empire était divisé.

PRETORIEN, JENNE. adj. Qui est propre ou quiappartient au préteur. || Provinces prétoriennes, Lesprovinces où Ton envoyait des gouverneurs avec, letitre de Préteur. || Prétorien, se dit Des soldats,destroupes qui formaient la garde des empereurs romains.Garde, prétorienne.\\ Subst. L’empire fut mis à l'encanpar les prétoriens.

PRÊTRAII.LE. s. f. (lat. presbyter , prêtre.) t. d’in-jure et de mépris, employé pour dénigrer les ecclé-siastiques.

PRÊTRE, s. m. Celui qui exerce un ministère sa-cré, et qui préside aux cérémonies d’un culte reli-gieux. En parlant Du culte réformé, on dit ordinai-rement, Ministre ou Pasteur . || Particulièrement,dans l’Église catholique, Celui qui a Tordre du sacer-doce, en vertu duquel il a le pouvoir de dire lamesse, et de donner l’abso ution des péchés. Consacrerun prêtre. || Il s’est fait prêtre , Il a reçu l'ordre dusacerdoce. |j Prêtre habitué , Prêtre attaché au serviced’une paroisse. || Cardinal-prêtre, Cardinal qui a re-çu Tordre de la prêtrise. j| Prov. et fig.. Il faut quele prêtre vive de l'autel, Il faut que chacun trouvedes moyens suffisants de subsistance dans la profes-sion qu’il a embrassée, jj Prêtre, se dit paiticuliè-remenl Des ministres qui étaient consacrés au servicedu tabernacle et du temple, dans l’ancienne Joi. ||En termes de fortification , Bonnet à prêtre, ou Bon-net de prêtre, Ouvrage extérieur dont le front du côtéde la campagne est à redans, et qui se rétrécit du côtéde la place.

PRÊTRESSE, s. f. Il n’est usité qu’en parlant Descultes païens. Femme attachée au service d'une divi-nité. La prêtresse d’Apollon.

PRETRISE, s. f. Ordre sacré par lequel un hommeest prêtre. Il a reçu la prêtrise. Il n’est guère usitéqu’en parlant des prêtres de la religion catholique.

PRÉTUIIE. s. f. (lat. prœtura, prétore. ) Charge,office de préteur. || Temps pendant lequel un hommeexerçait la préture.

PREUVE, s. f. (lat. probatio , preuve.) Ce quiétablit la vérité d’une proposition, d’uu fait. Lapreuve que cela est, c’est que... La preuve en est que...Famil., par ellipse : Preuve de cela , c’est que...Pour preuve, je dis que... || En venir à la preuve,Vérifier. |j En Jurispr. criminelle, Preuve muette ,Preuve qui n’est ni littérale ni testimoniale, maisqui résulte de quelque circonstance d’où Ton a liende juger qu'un homme est véritablement coupable. ||En I. de procéd.. Semi-preuve, ou Demi-preuve, Com-mencement de preuve qui n’est pas suffisant pour l'é-claircissement entier du fait dout il s’agit, mais donton tire des indices |[ Faire preuve de noblesse , Justifierpar litres qu’on est de noble extraction. Absol., dans lemême sens, Faire ses preuves. || Fig., C’est un hommequi a fait ses preuves, se dit D’un homme qui, dansplusieurs occasions, s’est fait connaître pour un hom-me de courage, pour un honnête homme, pour unsavant, etc. On dit de même, Faire preuve de cou-rage, de savoir, etc. || Preuve, se dit particulière-ment Des titres, des pièces que Ton met à la lin d’unouvrage, pour prouver la vérité des faits qui y sontavancés. |{ Preuve, Marque, témoignage. J’ai reçude lui une preuve d'amitié. |j Preuve, en t. d’arithmcl.