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cant, Un froid, un venl qui pénètre. Des cris per-çants, Des cris fort aigus. Des yeux perçants , Desveux vifs et pénétrants. || Fig., Avoir l’esprit per-çant, Avoir beaucoup de pénétration d’esprit.
PlRCÉ. s. m. Voyez Percée,
PERCE (EN). loc. adv., dont on ne se sert qu’enparlant Des pièces de vin ou d’autre sorte de bois-son , auxquelles on fait une ouverture pour eu tirerla liqueur. Mettre du vin en perce.
PERCE-POIS. s. in. Nom de plusieurs sortes d’in-sectes qui attaquent le bois.
PERCÉE, s. f. Ouverture qui se trouve naturelle-ment dans un bois, ou qu’on y pratique. On dit dansle même sens, Un percé. || Fig., Faire une percée,Pénétrer en voyageant.
PERCE-FECJXLLE. s. f. Nom vulgaire d’une planteombellifère appelée Buplèvre.
PERCE-FORÈT. s. m. Un chasseur déterminé. Fam.et peu usité.
PERCEMENT, s. m. Action de percer. Le perce-ment d'une rue, d’un puits artésien.
PERCE-NEIGE, s. f. Petite plante à fleurs blan-ches, ainsi nommée parce qu’elle fleurit eu hiver.
PERCE-OREILLE, s. ni. Sorte d’insecte dont l’ab-domen se termine par deux crochets en forme de te-naille.
PERCE-PIERRE, s. f. Voy. Passe-Pierre.
PERCEPTEUR, s. ni. (lat. percipere, percevoir.)Celui qui est commis pour la recette , pour le recou-vrement de deniers, de fruits, de revenus, d'imposillons.
PERCEPTIBILITÉ, s. f. Qualité de ce qui peutêtre perçu. || Qualité de ce qui peut être aperçu.
PERCEPTIBLE, adj. dos 2 genres. Qui peut êtreperçu. || Qui peut être aperçu; et, dans ce sens, ilne s’emploie guère qu’avec la négation. Cela n’estpoint perceptible aux yeux. Il s’étend quelquefois auxautres sens, et aux choses de l’esprit. Cela n’est pointperceptible au goût.
* Perceptif, ivk. adj. Qui a la faculté de percevoir.
PERCEPTION, s. f. Recouvrement de deniers, defruits , de revenus, d’impositions. Il est commis à laperception de tels droits. || Emploi de percepteur. Ila fait avoir une perception à son fils. || Perception ,en philosophie, L’acte par lequel l’âme connaît, aper-çoit les objets qui ont fait impression sur les sens.Perception distincte, confuse.
PERCER, v. a. (angl. pierce, percer.) Faire uneouverture. Percer une planche. Percer de part enpart, d’outre en outre. Ce vaisseau était percé àjour. || Les os lui percent la peau, se dit, par exagé-ration, D’une personne ou d’un animal fort maigre.^Percer un tonneau, etc., Y faire une ouverturepour en tirer le vin. || Absol., Percer du vin, Percerune pièce de vin. || Percer une croisée , une portedans un mur, Faire l’ouverture d’une croisée, d’uneporte dans un mur. || Percer une rue, Faire une rueeu abattant les constructions qui se trouvent dans sadirection. On dit de même, Percer une allée, uneroute dans un bois. Percer une foret, un bois, T ou-vrir des routes. |j Fig., Cela perce le cœur, percel’âme, se dit en parlant Des choses qui font éprou-ver une vive affliction. || Fig-, Il s’est percé de sespropres traits, En voulant, nuire à un autre, il a lait,il a dit telle chose qui a tourné contre lui-mème. Danscette phrase, Percer est employé pronominalement.|| Percer, Pénétrer, passer à travers. Son manteaufut tout percé de l'orage, [j Cette étoffe, ce cuir neperce point, La pluie 11e les pénètre point. Dans
PER
cette phrase, peu usitée, Percer s’emploie neutrale-inent et passivement. || Il a été percé jusqu’aux os,se dit, par exagération, D’un homme qui a été extrê-mement mouillé de la pluie, ou de l’eau qu’on a je-tée sur lui. || Percer les buissons, les huiliers, les fo-rets, les forts, Passer au travers des buissons, deshuiliers, etc. |j Percer la foule, percer un bataillon ,etc., Se faire passage à travers la foule, à travers unbataillon, etc. On dit aussi absol., Percer, dans lemême sens. Il faut tâcher de percer. || Le. soleil percele nuage, Les rayons du soleil passent à travers lenuage. || La lumière perce les ténèbres, Elle se faitapercevoir à travers les ténèbres; elle les écarte, elleles dissipe. Fig., La vérité a percé les ténèbres del’idolâtrie. || Ses cris percent l’air, percent la nue,Ses cris se font entendre au loin. j| F'ig., Percer l’ave-nir, Prévoir l’avenir. || Percer, neutral., Se faire ou-verture. Cet abcès a percé de lui-mème. Le jour perceà travers les rideaux. || Cette maison perce dans deuxrues, Elle a issue dans deux rues difféi’entes. || Le coupperce dans les chairs, Il entre dans les chairs. || Euvénerie, Le cerf perce, Il tire de long. || Percer, lig.comme v. lient., Pénétrer. Percer dans l’avenir. || Sedéceler, se manifester, se faire jour. Son intentionperce à travers son silence. Rien ne perce encore. ||Avancer dans une profession , dans le monde, acqué-rir de la réputation. Cet homme a percé par son mé-rite. |[ Percé, ée. participe. |j Une maison bien per-cée, Une maison qui a beaucoup, de belles et grandescroisées, de grandes fenêtres bien placées, avec sy-métrie. || Une foret bien percée, Une forêt traverséepar de grandes et belles routes. j| En peinture, Unpaysage bien percé, Un paysage dont les premiersplans sont disposés de manière a laisser voir les loin-tains. || Prov. et lig., Un homme bas percé, Un hommequi n’a plus guère de bien, et dont les affaires sonten désordre. || Fig. et fam., C’est un panier percé,C’est un homme qui dépense tout ce qu’il a, qui nesaurait garder d’argent. || Substantiv., Un percé.Voyez Percée.
PERCEVOIR, v. a. (lat. percipere, percevoir.) ( Ilse conjugue comme Recevoir.) Recevoir, recueillir.Il 11e se dit qu’en parlant De certaines choses, commerevenus d’une propriété, droits, impôts, etc. C’estlui qui perçoit les revenus de cette propriété. || Per-cevoir, en t. de philosophie, Recevoir l’impressiondes objets, et en concevoir l’idée. || Perçu, ue. par-ticipe.
PERCHE, s.^. (grec perce, perche.) Poisson d’eaudouce, dont la chair est blanche et ferme.
PERCHE, s. f. (lai. pertica, perche.) Anciennemesure, qui avait communément dix-huit, vingt,vingt-deux pieds de roi, selon les différents pays. [|La chose qui a l’étendue d’une perche carrée en super-ficie. Une perche de vigne. || Perche, Brin de boislong de dix à douze pieds, et de la grosseur du brasou environ. Un treillage de perches. || Fig. et fam.,C’est une grande perche, se dit D’une personne dontla taille est grande et toute d’une venue. || En faucon-nerie, Se battre à la perche, se dit D'un oiseau deproie, lorsque étant sur la perche il se débal conti-nuellement, et étend les ailes comme pour voler. ||Perche, en vénerie, Le bois du cerf, du daim, duchevreuil, qui porte plusieurs andouillers.
PERCHER, v. ïi., SE PERCHER, v. pron. Semettre sur une perche, sur une branche d’arbre, surune baguette, etc. Il se dit proprement Des oiseaux.Quantité d’oiseaux vinrent se percher sur ces arbres.|i II se dit, absol., Des oiseaux qui ont l’habitude de