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d’une faute, d’une offense. Le pardon des injures. ||Je vous demande pardon. Formule de civilité dont onse sert dans le langage familier, lorsqu’on veut inter-rompre quelqu’un, ou qu’on est d’un avis différent dusien. Simplement et par abrév. : Pardon. Mille par-dons. || Lettres de pardon, Lettres que le prince accor-dait en petite chancellerie, pour remettre la peine decertains délits. || Pardons, plur. Indulgences que l’E-glise catholique accorde aux fidèles.
PARDONNABLE, adj. des 2 genres. Qui mérited’étre pardonné. Il ne se dit guère que Des choses.Faute, erreur pardonnable.
PARDONNER, v. a. Accorder le pardon d’une fautecommise. Il régit la chose directement, et la personneavec la préposition à. Pardonner les offenses. Par-donner à quelqu’un. || Faire grâce. Le roi lui pardonna.}| Absol. Celui qui offense pardonne rarement. || Dieume pardonne. Façon de parler qui s’emploie dans lediscours fam., comme une espèce d’excuse et d’adou-cissement. || Pardonner , Excuser, tolérer. Je lui par-donne la négligence de son style . Pardonnez messoupçons. Ilfaut se pardonner mutuellement beaucoupde choses. || Voir sans chagrin, sans dépit, sans jalousie.Il ne lui pardonne pas son mérite. || Pardonner , régitquelquefois les choses avec la préposition à, commesi elles étaient personnifiées. Pardonnez à mon amitiéles reproches que je vous fais. |j Pardonner, s’emploiecomme î. de civilité. Pardonnez si je vous contredis.O11 dit quelquefois simplement, et sans rien ajouter,Pardonnez-moi y vous me pardonnerez y pour exprimerhonnêtement qu’on n’est pas d’accord de ce qu’un autredit. || Pardonner , Excepter, épargner. Il ne s’emploieguère qu’avec la particule négative ne y et avec la pré-position à. La mort ne pardonne à personne. j| Par-donné, ée. participe. || Prov., Péché caché est à demipardonné y Quand le scandale n’est pas joint au péché,le péchc en est beaucoup moindre. |j Vous êtes toutpardonné. Hors ce seul cas, le participe Pardonné nes’applique point aux personnes.
PARÉAGE ou PARIAGE. s. m. (lat. pariatio, éga-lisation.) t. de jurispr. féodale. Égalité de droit et depossession que deux seigneurs avaient par indivis dansune même terre.
PARÉATIS. s. m. (On prononce Ï’S.) Mot latin.Il se disait I)e certaines lettres qu’on obtenait en chan-cellerie, afin de pouvoir mettre un arrêt à exécutionailleurs que dans le ressort du tribunal par lequel ilavait été rendu.
PARÉGORIQUE, adj. des 2 genres, (grec parègo-ricos , adoucissant.) t. de médcc. Il se dit Des remèdesqui calment, apaisent les douleurs. Peu usité : on ditordin., Anodin y ine.
PAREIL, EILLE. adj. (lat. par, égal.) Égal, sem-blable. On n’a rien vu de pareil. Que feriez-vous encas pareil? A pareil jour y telle chose m’est arrivée, jjSans pareil, Supérieur dans son genre. C’est un hommed’un sang-froid sans pareil, jj C’est un homme sanspareil y C’est un homme d’un très-grand mérite. Il sedit plus souvent, en mauvaise part, D’un homme ex-traordinaire dans ses manières. [| Pareil, Tel, de cettenature, de cette espèce. Un pareil ouvrage annoncedu génie. Comment pouvez-vous vous trouver avec depareilles gens? jj Pareil, subst. C’est un homme quin’a pas son pareil. || Pareils, plur. précédé des adj.possessifs Mes y tes, scs, nos, etc., Les gens de l’état,de la naissance, du caractère de la personne dont ils’agit. Il en use mal avec ses pareils. || Subst., La pa-reille, Le même traitement qu’on a reçu ou qu’on afait. Je vous rendrai la pareille.
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PAREILLEMENT, adv. De la même manière. ||Aussi. Vous le désirez, et moi pareillement.
PARÉ 1 LIE. s. m. Voyez Parhéme.
PARELLE. s. f. Plante. Voyez Patience.
PAREMENT, s. m. (lat. parare , orner.) Ce quiorne, ce qui pare. Il se dit Des étoffes dont on parele devant d’un autel. || Certaines étoffes riches ouvoyantes, que les hommes portaient autrefois sur lesmanches de leurs habits, et les femmes sur le devantde leurs robes; et que les militaires portent encore surles manches de leurs uniformes. || L’espèce de retroussisqui est au bout des manches d’un habit, jj Les pare-ments d’un fagot, Les plus gros bâtons d’un lagot,que le bûcheron met en dessus pour parer sa mar-chandise. || Parement, t. de maçonn., de menuis.,etc., La surface apparente d’un ouvrage. || Le parementd’une pierre, Le côté d’une pierre qui doit paraître eudehors du mur. || Parement, t. de pavage. Les grosquartiers de pierre ou de grès qui bordent un cheminpavé.
PARENCHYME, s. m. (grec paregehyma, mêmesignif.) t. de médec. et d’anat. Nom que l’on donneà la substance propre de chaque viscère. || En bot.,Le tissu tendre et spongieux des feuilles, des tiges etdes fruits.
PARÉNÈSE. s. f. ( grec parœnésis, exhortation.)t. didactique. Discours moral. Peu usité.
PARÉNÉTIQCE. adj. des 2 genres, t. didactique.Qui a rapport à la parénèse, à la morale. Peu usité.
PARENT, ENTE. s. (lat. parentes, parents.) Qui estde même famille, qui touche par consanguinité àquelqu’un. Parent paternel, maternel. Proches pa-rents. Parents éloignés. || Prov. et fam., Nous sommestous parents en Adam. |] Parent, Ceux de qui ondescend. Il est né de parents illustres. [| Le père et lamère. Un enfant doit obéir à ses parents. En ce sens,on ne 1 ’eniploie jamais au singulier. || Nos premiersparents, Adam et Eve. || Parent, par ext., Ceuxqui sont simplement alliés. Il est devenu mon pa-rent en épousant ma cousine. |j Fam., Les grandsparents. Les plus considérables d’entre les prochesparents.
PARENTAGE, s. m. Parenté. Il a vieilli.
PARENTÉ, s. f. Consanguinité. Degré de parenté.|| Collect.,Tous les parents et alliés d’une même per-sonne.
PARENTÈLE, s. f. coll. Les parents. Vieux.
PARENTHÈSE, s. f. (grec parenthésis, parenthèse.)Phrase formant un sens distinct et séparé de celuide la période où elle est insérée. Cela soit dit parparenthèse. || Marques dont on se sert pour enfermerles mots d’iyie parenthèse, et qui sont ainsi figu-rées (). Ouvrir, fermer la parenthèse. || Par paren-thèse. Loc. adv. dont on se sert lorsque dans la con-versation on interrompt le discours, pour dire quel*que chose qui n’y a pas un rapport direct.
PARER, v. a. (lat. parare, orner.) Orner, embel-lir. Parer une église, un enfant. || Fig. et au sens mo-ral , Il a paré son discours des plus brillantes couleursde l’imagination. || Avec le pron. pers., tant au pro-pre qu’au fig. Au printemps, la terre se pare de millecouleurs. || Prov. et fig., Se parer des plumes du paon,des plumes d’autrui, S’approprier ce qui appartient àun autre, pour en tirer vanité. Il se dit principalementIVun plagiaire. || Parer, avec le pron. pers., Faireparade. Il se pare d’un vain titre. || Parer, Apprêtercertaines choses de manière à leur donner meilleureapparence, à les rendre plus commodes. Parer se\marchandise. Parer les allées d’un jardin. || Parer la