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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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a 5 * PAR

dune faute, dune offense. Le pardon des injures. ||Je vous demande pardon. Formule de civilité dont onse sert dans le langage familier, lorsquon veut inter-rompre quelquun, ou quon est dun avis différent dusien. Simplement et par abrév. : Pardon. Mille par-dons. || Lettres de pardon, Lettres que le prince accor-dait en petite chancellerie, pour remettre la peine decertains délits. || Pardons, plur. Indulgences que lE-glise catholique accorde aux fidèles.

PARDONNABLE, adj. des 2 genres. Qui méritedétre pardonné. Il ne se dit guère que Des choses.Faute, erreur pardonnable.

PARDONNER, v. a. Accorder le pardon dune fautecommise. Il régit la chose directement, et la personneavec la préposition à. Pardonner les offenses. Par-donner à quelquun. || Faire grâce. Le roi lui pardonna.}| Absol. Celui qui offense pardonne rarement. || Dieume pardonne. Façon de parler qui semploie dans lediscours fam., comme une espèce dexcuse et dadou-cissement. || Pardonner , Excuser, tolérer. Je lui par-donne la négligence de son style . Pardonnez messoupçons. Ilfaut se pardonner mutuellement beaucoupde choses. || Voir sans chagrin, sans dépit, sans jalousie.Il ne lui pardonne pas son mérite. || Pardonner , régitquelquefois les choses avec la préposition à, commesi elles étaient personnifiées. Pardonnez à mon amitiéles reproches que je vous fais. |j Pardonner, semploiecomme î. de civilité. Pardonnez si je vous contredis.O11 dit quelquefois simplement, et sans rien ajouter,Pardonnez-moi y vous me pardonnerez y pour exprimerhonnêtement quon nest pas daccord de ce quun autredit. || Pardonner , Excepter, épargner. Il ne semploieguère quavec la particule négative ne y et avec la pré-position à. La mort ne pardonne à personne. j| Par-donné, ée. participe. || Prov., Péché caché est à demipardonné y Quand le scandale nest pas joint au péché,le péchc en est beaucoup moindre. |j Vous êtes toutpardonné. Hors ce seul cas, le participe Pardonné nesapplique point aux personnes.

PARÉAGE ou PARIAGE. s. m. (lat. pariatio, éga-lisation.) t. de jurispr. féodale. Égalité de droit et depossession que deux seigneurs avaient par indivis dansune même terre.

PARÉATIS. s. m. (On prononce ÏS.) Mot latin.Il se disait I)e certaines lettres quon obtenait en chan-cellerie, afin de pouvoir mettre un arrêt à exécutionailleurs que dans le ressort du tribunal par lequel ilavait été rendu.

PARÉGORIQUE, adj. des 2 genres, (grec parègo-ricos , adoucissant.) t. de médcc. Il se dit Des remèdesqui calment, apaisent les douleurs. Peu usité : on ditordin., Anodin y ine.

PAREIL, EILLE. adj. (lat. par, égal.) Égal, sem-blable. On na rien vu de pareil. Que feriez-vous encas pareil? A pareil jour y telle chose mest arrivée, jjSans pareil, Supérieur dans son genre. Cest un hommedun sang-froid sans pareil, jj Cest un homme sanspareil y Cest un homme dun très-grand mérite. Il sedit plus souvent, en mauvaise part, Dun homme ex-traordinaire dans ses manières. [| Pareil, Tel, de cettenature, de cette espèce. Un pareil ouvrage annoncedu génie. Comment pouvez-vous vous trouver avec depareilles gens? jj Pareil, subst. Cest un homme quina pas son pareil. || Pareils, plur. précédé des adj.possessifs Mes y tes, scs, nos, etc., Les gens de létat,de la naissance, du caractère de la personne dont ilsagit. Il en use mal avec ses pareils. || Subst., La pa-reille, Le même traitement quon a reçu ou quon afait. Je vous rendrai la pareille.

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PAREILLEMENT, adv. De la même manière. ||Aussi. Vous le désirez, et moi pareillement.

PARÉ 1 LIE. s. m. Voyez Parhéme.

PARELLE. s. f. Plante. Voyez Patience.

PAREMENT, s. m. (lat. parare , orner.) Ce quiorne, ce qui pare. Il se dit Des étoffes dont on parele devant dun autel. || Certaines étoffes riches ouvoyantes, que les hommes portaient autrefois sur lesmanches de leurs habits, et les femmes sur le devantde leurs robes; et que les militaires portent encore surles manches de leurs uniformes. || Lespèce de retroussisqui est au bout des manches dun habit, jj Les pare-ments dun fagot, Les plus gros bâtons dun lagot,que le bûcheron met en dessus pour parer sa mar-chandise. || Parement, t. de maçonn., de menuis.,etc., La surface apparente dun ouvrage. || Le parementdune pierre, Le côté dune pierre qui doit paraître eudehors du mur. || Parement, t. de pavage. Les grosquartiers de pierre ou de grès qui bordent un cheminpavé.

PARENCHYME, s. m. (grec paregehyma, mêmesignif.) t. de médec. et danat. Nom que lon donneà la substance propre de chaque viscère. || En bot.,Le tissu tendre et spongieux des feuilles, des tiges etdes fruits.

PARÉNÈSE. s. f. ( grec parœnésis, exhortation.)t. didactique. Discours moral. Peu usité.

PARÉNÉTIQCE. adj. des 2 genres, t. didactique.Qui a rapport à la parénèse, à la morale. Peu usité.

PARENT, ENTE. s. (lat. parentes, parents.) Qui estde même famille, qui touche par consanguinité àquelquun. Parent paternel, maternel. Proches pa-rents. Parents éloignés. || Prov. et fam., Nous sommestous parents en Adam. |] Parent, Ceux de qui ondescend. Il est de parents illustres. [| Le père et lamère. Un enfant doit obéir à ses parents. En ce sens,on ne 1eniploie jamais au singulier. || Nos premiersparents, Adam et Eve. || Parent, par ext., Ceuxqui sont simplement alliés. Il est devenu mon pa-rent en épousant ma cousine. |j Fam., Les grandsparents. Les plus considérables dentre les prochesparents.

PARENTAGE, s. m. Parenté. Il a vieilli.

PARENTÉ, s. f. Consanguinité. Degré de parenté.|| Collect.,Tous les parents et alliés dune même per-sonne.

PARENTÈLE, s. f. coll. Les parents. Vieux.

PARENTHÈSE, s. f. (grec parenthésis, parenthèse.)Phrase formant un sens distinct et séparé de celuide la période elle est insérée. Cela soit dit parparenthèse. || Marques dont on se sert pour enfermerles mots diyie parenthèse, et qui sont ainsi figu-rées (). Ouvrir, fermer la parenthèse. || Par paren-thèse. Loc. adv. dont on se sert lorsque dans la con-versation on interrompt le discours, pour dire quel*que chose qui ny a pas un rapport direct.

PARER, v. a. (lat. parare, orner.) Orner, embel-lir. Parer une église, un enfant. || Fig. et au sens mo-ral , Il a paré son discours des plus brillantes couleursde limagination. || Avec le pron. pers., tant au pro-pre quau fig. Au printemps, la terre se pare de millecouleurs. || Prov. et fig., Se parer des plumes du paon,des plumes dautrui, Sapproprier ce qui appartient àun autre, pour en tirer vanité. Il se dit principalementIVun plagiaire. || Parer, avec le pron. pers., Faireparade. Il se pare dun vain titre. || Parer, Apprêtercertaines choses de manière à leur donner meilleureapparence, à les rendre plus commodes. Parer se\marchandise. Parer les allées dun jardin. || Parer la