P AI
PAILLET, adj. m. Il ne se dit que Du vin rougepeu chargé de couleur.
PAILLETTE, s. f. Petit morceau d’une lame d’or,d’argent, de cuivre , ou d’acier, mince, percé au mi-lieu , ordinairement rond, et qu’on applique sur quel-que étoffe pour l’orner. Un habit à paillettes. J] Petitesparcelles d’or, qu’on trouve dans le sable de quelquesrivières.
PÀILLEUR, EUSE. s. Qui vend ou qui voiturede la paille.
PAILLELTX. adj. m. Il sc dit Du fer et des autresmétaux qui ont des pailles.
PAILLON, s m. Grosse paillette. || Lames de cuivrebattu , très-minces, colorées d’un côté, dont les joailliers mettent de petits morceaux au fond des chatonsdes pierres précieuses et des cristaux. || T. d’orfèvrerie,Petit morceau de soudure.
PAIN. s. m. (lat. panis, pain.) Aliment fait defarine pétrie et cuite. Pain bis, blanc, bis blanc, noir,tendre, rassis, sans levain, de ménage, au lait. Man-ger son pain sec. || Prov. et fig., Manger son paindans sa poche, Manger seul ce qu’on a, n’en fairepart à personne. || Fam., Manger du pain d’un autre,Être domestique. || Prov. et pop., Pain coupé n’apoint de, maître , se dit Lorsqu’à table on prend lepain d’un autre. || Prov., H sait son pain manger,se dit D’un homme habile et intelligent. || Fam., Ilne vaut pas le pain qu’il mange, se dit D’un hommequi nVst bon à rien. || Prov. et fig., Il a mangé sonpain blanc le premier, Il a été dans un état heureux,agréable, et n’y est plus. |] Prov. et fig., Du paincuit, du pain de cuit, se dit D’un ouvrage, d’un tra-vail qui ne sert pas au moment où il vient d’être fait,mais qui servira plus tard. De plusieurs autres chosesqui se font par esprit de précaution, et en vue del’avenir. || Fig. et fam., Avoir son pain cuit, Avoirsa subsistance assurée, avoir de quoi vivre en repos.|| Prov. et fig., C’est du pain bien dur, se dit D’unecondition fâcheuse où le besoin contraint à rester. ||Fig. et en si\le de dévotion, Tremper son pain de seslarmes, Vivre dans une componction continuelle. I|Prov. et fig., Donner une chose pour un morceau depain, La vendre à fort bas prix. || Fig. et pop., Il ya lu un bon morceau de pain à manger, C’est uneentreprise profitable. || Fig., Mettre à quelqu’un lepain à la main, Etre le premier artisan de sa fortune,de son bien-être. Oter le pain de la main de quel-qu’un, Lui ôter les moyens de subsister. |1 Prov., Ilest bon comme le bon pain, comme du bon pain,C’est un homme extrêmement bon et doux. |[ Prov.et fig., Manger son pain à la fumée du rot, ou sim-plement à la fumée, Être témoin, spectateur des plai-sirs d’autrui, sans y avoir part. || Prov. et fig., Pro-mettre plus de beurre que de pain, Promettre plusqu’on ne veut ou qu’ou ne peut tenir. || Pop., Fairepasser, faire perdre le goût du pain à quelqu’un ,Le faire mourir. || Pain de munition, Pain qu’on fa-brique pour les soldats. || En style de procéd. ecclés.,Etre condamné au pain de douleur, Être condamnéà vivre de pain et a’eau. || Pain d'épice, Pain faitavec de la farine de seigle, de l’écume de sucre, dumiel, des épices, etc. || Pain aux champignons, auxmousserons, a la crème, etc. , Mets fait avec lacroûte d’un pain, des champignons,.des mousserons,de la crème, etc. || Pain bénit, Pain qui est béni ave*les cérémonies de l’Église, et que l’on distribue à lagrand'messe, dans les églises paroissiales. || Prov. etfig. , C’est pain bénit, se dit Quand il arrive quelquepetit mal à une personne nui l’a bien mérité. || Pain
TOM F. ir.
PAI a4t
à cacheter, Petit pain sans levain et très-mince, donton se sert pour cacheter des lettres, fl Pain à chan-ter, Pain sans levain, coupé en rond, portant l’em-preinte de la figure ou de quelque symbole de Jésus-Christ, et que le prêtre consacre pendant la messe.
|| Fig., Le pain des anges, le pain céleste, L’eucha-ristie. Fig., La parole de Dieu est le pain des fidèles.Le pain de la parole de Dieu, ou simplement, Lepain de la parole. |] T. de l’Écriture sainte , Il ne fautpas donner aux chiens le pain des enfants , Il ne fautpas communiquer les choses saintes aux personnesprofanes. || Dans l’Ancien Testament, Pains de pro-position t Les douze pains qu’on offrait tous les joursde sabbat, dans le tabernacle ou dans le temple , quidemeuraient exposés durant sept jours sur la table,et dont les seuls prêtres avaient droit de manger. ||Pain azyme, Le pain sans levain, que les Juifs mangent en faisant la pâque. || Pain quotidien, Expres-sion employée dans l’oraison dominicale : La nourri-ture de chaque jour, ou Les besoins journaliers. ||Pain , La nourriture, la subsistance. Gagner son painà la sueur de son corps. Il n’a pas de pain. || Pais,Certaines substances mises en masse. Pain de sucre,de cire, de chènevis, de beurre. |J Pain de noix, d’oli-ves , de roses, etc ., Masse formée du résidu des noix,des olives, des roses, etc., quand on en a extraitl’huile, l’arome. || Arbre à pain, Nom vulgaire duJaquier. j| Pain-de-coucou, Plante. Voyez Ai.i.eluia.j| Pain-de-pourceau , Plante. Voyez Cyclamks. ||Pain-de-singe, Fruit. Voyez Baobab.
PAIR. adj. m. (lat. par, égal.) Égal, semblable, pa-reil. Il est pair et compagnon avec lui. || En arithmé-tique, Nombre pair, Nombre qui peut se diviser exac-tement par le nombre deux. || Pair ou non , Sorte dejeu dans lequel on donne à deviner si le nombre deplusieurs jetons, ou d’autres choses que l’on tient dansla main, est pair ou impair. || Pair et impair, Sortede jeu qui se joue avec trois dés, comme le passe-dix.fl Pair, subst. mase. Vivre avec ses pairs, fl II se dit Dumâle ou de la femelle de certains oiseaux, et particu-lièrement de la tourterelle, en partant de l’un par rap-port à l’autre. || Le pair, t. de commerce. L’égalité dechange qui résulte de la comparaison du prix d’uneespèce dans un pays, avec le prix de la même espècedans un autre pays. Le change est au pair, Il n’y arien à gagner ni à perdre dans les traites et dans lesremises d’argent de tel pays à tel antre. || La rente estau pair , Elle ne perd rien sur la place ; elle se vendet s’achète au prix de sa création. On le dit Des autreseffets publics. || Fig., Être au pair, N’avoir point detravail en arrière. || De pair. loc. adv. D’égal, d’unemanière égale. Il va de pair avec les plus savants. ||Traiter quelqu’un de pair à compagnon, Le traitercomme si on était son égal. Cela se dit plus ordin.D’un inférieur qui vit trop familièrement avec une per-sonne qui est au-dessus de lui. |j Hors du pair, horsde pair. loc. adverbiales. Au-dessus de ses égaux.
PAIR. s. m. Titre de dignité. Autrefois Les grandsvassaux du roi. Plus tard Ceux qui possédaient desterres érigées en pairies, ei qui avaient droit de séanteau parlement de Paris. || Aujourd’hui Les membres dela chambre qui exerce la puissance législative, avec leroi et la chambre des députés. La chambre des pairs .
PAIRE, s. f. (lat. par, couple.) Couple d’animauxde la même espèce, mâ’e et femelle. En parlant De cer-tains volatiles. || Une paire de bœufs, de chevaux, Deuxbœufs destinés à être attachés au même joug, deuxchevaux destinés à être attelés à la même voiture |jFam., Une paire d’amis. Doux amis. J| T vire , Deux
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