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ment de la journée où le général distribue ses ordresà son armée. Cette nouvelle s’est débitée à l’ordre. |JFublicalions qui se font par ordre du général. Cettedéfense a été mise à l'ordre. || Ordre, t. de banque,de commerce, d’affaires, Endossement ou écrit suc-cinct que le propriétaire d’un billet ou d’une lettrede change, met au dos de cet effet pour en faire letransport à une autre personne qui en devra recevoirle montant. || Billet à ordre, Billet payable à la per-sonne qui y est dénommée, ou à telle autre personnequ’il lui conviendra de substituer à sa place. Je paye-rai à un tel ou à son ordre, est la formule d’un billetà ordre. || Ordre , Sacrement de l’Église, par lequelcelui à qui l’évèque le confère, reçoit le pouvoir defaire les fonctions ecclésiastiques. Prendre, recevoir,donner, conférer les ordres. || Les quatre moindresordres , ou Les quatre mineurs, Les ordres de portier,de lecteur, d’exorciste et d’acolvte. |] Ordre , en hist.nat., Une des principales divisions admises dans laclassification des animaux, des végétaux, etc. Lesordres sont en général des subdivisions de classes. ||Ordre, t. d’archit., Proportions et ornements quidistinguent la colonne et l’entablement, dans les di-verses manières de construire les édifices. || En sous-ordre. loc. adv. Subordonnément. Voyez Sous-ordre.
ORDURE, s. f. (lat. sordes, ordure.) Excrémentset autres impuretés du corps. || Tout ce qui rend unappartement, une cour, etc., sale et malpropre. Lepanier aux ordures. Jeter quelque chose aux ordures ,Parmi les ordures. || Poussière, duvet, paille, ettoutes les petites choses malpropres qui s’attachentaux habits, aux meubles, etc. || Ordure, fig., Tur-pitude dans les actions, corruption honteuse dans lesmœurs. Ne parlez point de cela, il ne faut point re-muer cette ordure. |j Eig. et fam., Paroles, discours,écrits obscènes. C'est un homme qui se plaît à dire desordures.
ORDURIER, ÈRE. adj. Qui se plaît à dire ou àécrire des ordures, des choses sales et déshonnêtes.Subst. C’est un ordurier. || Ordurier , en parlant Deschoses, Qui contient des ordures, des choses obscènes.Un conte ordurier.
ORÉADE. s. f. (Iat. oros, montagne.) t. de myth.Nymphe ou divinité des montagnes.
ORÉE. s. f. (lat. ora, bord.) Le bord, la lisièred’un bois. Vieux.
OREILLARD, ARDE. adj. (Iat. auris, oreille.) Ilse dit D’un cheval, d’une jument dont les oreillessont longues, basses, pendantes ou mal plantées, etqui les remue ordinairement en marchant. On ditaussi, Orillard,
OREILLE, s. f. Organe de l’ouïe, placé de chaquecôté de la tète. Le tympan, le trou de l’oreille. Seboucher les oreilles. Les oreilles me cornent. T. d’anal.,Oreille externe, La partie de l’oreille qui est en dehorsde la tète ; et, Oreille interne , Celle qui est au de-dans. || L’ouïe, sens qui a la perception des sons.Avoir l’oreille bonne, fine, dure, fausse, juste, déli-cate. || Oreille, L’oreille externe, partie cartilagi-neuse qui est au dehors et autour du trou de l’o-reille. Petite oreille. Grandes oreilles. Oreilles plates,rebordées, ourlées, pointues. Oreilles de satyre. Tirerles oreilles à quelqu’un. |j Oreille, dans les troissignifications d’Organe de l’ouïe, d’Action de cetorgane, et de Cartilage extérieur, s’emploie dans ungrand nombre d’expressions propres, fig. et prov. |]l* ig. et fam., Avoir l’oreille basse , Être humilie, mor-tifié par quelque perte, par quelque mauvais succès.Baisser l'oreille. || Fig. et fam., Avoir l’oreille basse,
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Être fatigué, abattu parle travail, par quelque excès,par quelque maladie. Dans le meme sens, En avoirsur l’oreille. Par extension, Avoir sur l’oreille, enparlant Des arbres fruitiers, des blés, des fleurs,etc., qui sont endommagés par la gelée, par les mau-vais temps. || Fig., Avoir les oreilles délicates, Sefâcher aisément, se choquer des moindres choses. ||I’ig., Avoir les oreilles chastes, Craindre les parolesqui blessent tant soit peu la pudeur. I| Fam., Avoirtes oreilles battues, rebattues d’une chose, En avoirsouvent entendu parler, en être ennuyé. || Eig., Avoirl’oreille de quelqu’un, Avoir un libre accès auprès delui, en être écouté favorablement. || Fig. et fam.,Avoir la puce à l'oreille, Être inquiet, occupé dequelque chose au point d’en perdre le sommeil, onde se réveiller plus matin qu’à l'ordinaire. || Prov. etfig., Cela lui entre par une oreille et lui sort parl’autre, se dit D’une personne qui oublie facilementles conseils qu’on lui donne, les remontrances qu’onlui fait, ou en général qui ne fait aucune attentionà ce qu’on lui dit. || Fig. et fam., Corner aux oreillesde quelqu’un, Parler continuellement d’une chose àquelqu’un, dans le dessein de la lui persuader. ||Fam., Dire un mot à l'oreille de quelqu’un, Parler à'juelqu’un de fort près, et de manière à n’ètre en-rendu que de lui seul. Parler à l’oreille de quelqu’un.i| Fig. et fam., Donner sur les oreilles à quelqu’un,Le frapper, le maltraiter. Il a eu sur les oreilles. ||Fig. et fam., Dormir sur les deux oreilles, sur l’uneet l’autre oreille, Être parfaitement tranquille. ||Fig. et fam., Échauffer les oreilles à quelqu’un, Lemettre en colère par quelque discours. || Fam., Étoui*dir, rompre les oreilles à quelqu’un, Lui tenir des,discours qui l'importunent, qui ïe fatiguent. || Fam.,Faire la sourde oreille, Faire semblant de ne pasentendre ce qu’on nous dit, et n’y avoir point d’égard.|| Fig. et fam., Frotter les oreilles à quelqu’un, Lebattre. Par exag. et par menace, Je lui couperai lesoreilles. 1| Prov. et fig., Les murailles , les murs ontdes oreilles, se dit Lorsqu’on parle dans un lieu oùl’on peut craindre d’ètre entendu. || Fig. et fam., Lesoreilles ont bien dû vous corner, Nous avons beau-coup parlé de vous, nous avons souvent parlé de vousen votre absence. || Fig., Ouvrir l’oreille, Écoutertrès-attentivement. j| Fig., Ouvrir les oreilles, Écouterfavorablement une proposition par quelque motif d’in-térêt. j| Prêter V oreille, Être attentif, ou, fig., Écou-ter favorablement. || Fig. et fam., Secouer les oreilles,Ne tenir compte de quelque chose , s’en moquer.Il se dit D’une personne à qui il est arrivé quelqueaccident, quelque maladie, quelque affront, et quitémoigne ne s’en pas soucier. || Fig. et fam. Se fairetirer l’oreille, Avoir de la peine à consentir à quel-que chose. || Fig. et fam., Se gratter l’oreille, Avoirquelque souci ; Avoir de la peine à se souvenir dequelque chose. || Fam., Souffler quelque chose auxoreilles de quelqu’un, Lui dire quelque chose secrè-tement. || Prov. et fig., Tenir le loup par les oreilles,Être dans une situation difficile et pressante, et nesavoir comment en sortir. |j Venir aux oreilles , se dilDes choses dont on entend parler. [[ Prov. et fig.,Ventre affamé n’a point d’oreilles, Un homme pressépar la faim, n’entend point les représentations qu’onlui fait. || Fig. et fam., Y laisser scs oreilles, Êtremaltraité, ne pas revenir sain et sauf de quelque oc*casion périlleuse. Dans le sens opposé, Il sera bienheureux, s’il en rapporte ses oreilles. || Oreille , sedit, fig., De plusieurs choses qui ont quelque ressem-blance avec la figure de l’oreille, ou qui sont dou*