dévotion : Vopération du Saint-Esprit, tes opérationsde la grâce. || T. de philos., Les opérations de l'esprit,de l'entendement. j| Opération , Action , effet d'un re-mède, d’une médecine. Peu usité. || Opération, Ac-tion méthodique de la main sur le corps de l'hommeou de l’animal, pour réunir ce qui est divisé, diviserce qui est uni contre nature, extraire ce qui est étran-ger , couper, amputer, cautériser, etc. |] Opérations dechimie ou chimiques, Tous les moyens particuliersemployés pour faire réagir les corps, pour connaîtreleur nature, la proportion de leurs principes, leurspropriétés. || Opérations d’arithmétique, Les suppu-tations, les calculs qu’on fait par l'addition, la sous-traction , la multiplication et la division. j| Opération,t. de guerre, de politique, d’administr., de finance,de commerce, etc., Desseins qui sont ou qui doiventêtre mis à exécution. Méditer, différer, tenter, man-quer une opération. || Fam. et par ironie, Vous avezfait là une belle opération, voilà une belle opération,Vous n’avez rien fait qui vaille.
OPERCULE. s. m. (lat. opcrculum, couvercle.) t.d’hist. nat. Couvercle. Pièces osseuses et mobiles quiferment les ouïes d’un grand nombre de poissons ;Pièce testaeée ou cartilagineuse, ou meme membra-neuse, qui ferme en fout ou en parlie l'ouverlure dequelques coquilles univalves; Autres organes ana-logues, soit dans les animaux, soit dans les végé-taux.
OPERCULÉ, ÉE. adj. t. d’hist. nat. Muni d’unopercule.
OPÉRF.R. v. a. (lat. operari, opérer.) Faire,pro-duire quelque effet. C’est Dieu qui a opéré ces mira-cles. || Absol. La grâce opéra dans son âme. || Prov.et par ironie, Il a bien opéré, Il n’a rien fait quivaille. || Opérer, se dit I)e l’effet que produit unemédecine, im remède. Cette médecine a bien opéré.JJ Avec le pron. pers. Il s’est opéré en lui un grandchangement. || Opérer, se dit De quelques arts ouscieuccf qui demandent une certaine pratique, commela chirurgie, la chimie, l'arithmétique. Ce chirurgien,cet arithméticien opère avec facilité. || Etre opéré, sefaire opérer, Subir une opération. || Opéré, ée. par-ticipe.
; OPES. s. m. pl. (grec ope, trou.) t. d'archit. Trousqui reçoivent les poutres, les solives, les chevrons,les boulins, etc.
OPHICLÉIDE. s. m. Serpent à clefs, instrument debasse dans la musique militaire.
OPHITE. s. m. Porphyre antique, ainsi nommé,parce qu’il rappelle, par son fond vert tacheté deblanc, la peau bigarrée des serpents. On dit aussi, Dumarbre ophite. O phi te est alors adj.
OPHTHALMIE. s. f. (grec ophthalmos, oeil.) t. demédec. Maladie des yeux, qui consiste dans l’inflam-mation de la conjonctive. Ophthaimie humide, Celleoù il y a écoulement de larmes. Ophthaimie sèche, Celleoù cel écoulement n’existe point.
OPHTHALMIQUE. adj. des a genres, t. d’anal, etde médec. Qui a rapport ou qui appartient aux yeux;Qui est propre aux maladies des yeux.
OPHTHALMOGRAPHIE. s. f. (grec — granité,description.) Partie de l’anatomie, qui traite ue lacomposition de l’œil, et de l’usage des différentes par-ties dont il est composé.
OPIACE, EE adj. (grec opion , opium.) t. de médec.Il se dit Des médicaments qui contiennent de l’opium.
OPIAT. s. m. (Le T se prononce.) t. de médec. Élec-tuaire d’une consistance un peu molle, composé dediverses substances. Quelques-uns disaient, Opiate,
opp
subst. fem. Voyez Ei.ectuaire. || Opiat, Pâte donton se sert pour nettoyer les dents.
OPILATIF, IVE. adj. (lat. oppUare, obstruer.) f. demédec. Qui a pour effet de boucher les passages, lesconduits intérieurs du corps.
OPILATION, s. f. t. de médec. Obstruction.
OPILER. v. a. t. de médec. Boucher, obstruer lesvaisseaux, les conduits intérieurs du corps. || Ofilé,ée. participe.
OPIMES. adj. f. pl. (lat. opimus, meme signif.) t.d’antiq. Dépouilles opimes, Celles que remportait, chezles Romains, un général d’armée qui a\ait tué de samain le général de l’armée ennemie.
OPINANT, s. m. (lat. opinari, opiner.) Celui quiopine dans une délibération.
OPINER, v. n. Dire son avis dans une assemblée,dans une compagnie, sur un sujet qui a été mis endélibération. || Prov. et fig., Opiner du bonnet, Êtrede l’avis des autres, sans y rien ajouter ni en rien re-trancher.
OPINIÂTRE, adj. des 2 genres. Obstiné, entêté,qui est trop fortement attaché à son opinion, à sa vo-lonté. || Subst. C’est un opiniâtre. || Opiniâtre, se ditDes choses où Pou met de la persévérance, de l’obsti-nation , de l'acharnement. Combat, travail, silence,haine opiniâtre. |j Un mal opiniâtre, une fièvre, unrhume opiniâtre, etc., Un mal, une fièvre, un rhume,etc., qui dure longtemps, qui résiste aux remèdes.
OPINIÂTRÉMENT. adv. Avec opiniâtreté. || Avecfermeté, avec constance.
OPINIÂTKER. v. a. Contredire, contrarier quel-qu’un , de manière à le rendre opiniâtre. || Soutenir unechose avec obstination. Il a vieilli dans ces deux ac-ceptions. || Avec le pron. pers., S’obstiner fortement.Ne vous opiniâtrez point à cela. || Opiniâtré, ék.participe.
OPINIÂTRETÉ, s. f. Obstination forte, trop grandattachement à son opinion, «à sa volonté. || Fermeté,constance. Nos troupes lassèrent l’ennemi par l'opi-niâtreté de leur défense.
OPINION, s. f. (lat. opinio, opinion.) Avis, senti-ment de celui qui opine sur quelque affaire mise endélibération. Aller aux opinions . Recueillir, résumerles opinions. || Sentiment particulier qu’on se formed’une chose en la considérant en soi-même. Les opi-nions sont libres. Attaquer, combattre l’opinion dequelqu’un. Défendre, abandonner son opinion. Avoirune opinion d’emprunt. Opinions philosophiques, re-ligieuses. || C’est une affaire d’opinion, C’est une chosesur laquelle chacun peut penser comme il lui plaît. |jC’est une opinion, C’est une assertion qui n’est passure. || Un mal d'opinion, U11 mal imaginaire. || L’opi-nion publique, ou simplement, L’opinion , Ce que lepublic pense sur quelque chose, sur quelqu’un. Prov.,L’opinion est la reine du monde. || Opinion, Jugementqu’on porte d’une personne ou d’une chose. Il a bonneopinion de lui-même. || Absol., Avoir opinion de quel-qu’un , de quelque chose, Eu bien augurer. JJ Opinion,t. de logique, Croyance probable. A vieilli.
OPIUM, s. m. (grec opion, opium.) (On prononceOpiome.) Suc épaissi et concret des capsules de pavotblanc, qui a une qualité narcotique et soporative.
OPLOMACHIE. s. f. (grec opion, arme, machè,combat.) t d’antiq. Escrime, combat de gladiateursarmes d épées ou de poignards.
OPPORTUN, UNE. adj. (lat. opportunus, oppor-tun.) Qui est à propos, selon le temps et le lieu.
OPPORTUNITÉ, s. f. Qualité de ce qui est oppor-tun. || Absol., Occasion propre, favorable.