NOT
mentale d’un ton ou d’un mode. || Note sensible, Lanote qui est d’un demi-ton au-dessous de la tonique.
|| Notes de goût, Celles qui, appartenant à la mélodieet non à l’harmonie, entrent dans la mesure et n’en-trent pas dans l’accord. Petites notes qui n’entrent nidans la mélodie ni dans l’harmonie, et dont la duréetrès-rapide se prend sur la note qui précède ou surcelle qui suit. || Chanter la note, Solfier. Ce musicienchante la note, Il chante juste, mais sans expression.
|| Bien attaquer la note, Faire une intonation justeet nette. || Prov. et fig., Ne savoir quune note, chantertoujours sur la meme note, Dire toujours la memechose, proposer toujours le même expédient. || Prov.et fig., Changer de note, chanter sur une autre note,Changer de façon d’agir ou de parler. || Prov. et fig.,Cela change la note, Cela change l’état des choses.
NOTER, v. a. Faire une note sur quelque chose.
|| Fig., Remarquer. Notez bien cela . || Noter, fig.,Marquer d’une manière défavorable. Ce trait le noiemal dans mon esprit. || Noter d’infamie, Couvrir dehonte, d’opprobre. || Noter, Écrire de la musiqueavec les caractères destinés à cet usage. || Noté, ée.participe. |j Homme noté, Homme «qui a une mauvaiseréputation, méritée par quelques fautes qui ont faitde l’éclat.
NOTEUR. s. m. Copiste de musique.
NOTICE, s. f. (lat. notitia, notice.) Livre., traitéoù l’on donne une connaissance particulière des digni-tés, des charges, des lieux, des chemins d’un royaume,d’une province, d’un pays. || Indication ou extraitraisonné qui se met à la tête d’un manuscrit, pourfaire connaître l’auteur, le temps où il a vécu , et pourdonner une idée générale de l’ouvrage. || Par ext.,Compte succinct que l’on rend d’un ouvrage quel-conque. JJ Notice historique, biographique, Écrit depeu d’étendue contenant les principales circonstancesde la vie d’un écrivain, d’un savant, d’un artiste,etc. Notice nécrologique, Celle qui a pour sujet unpersonnage mort depuis peu de temps. |] Notice, enlibrairie, Liste imprimée des livres d’un cabinet,quand elle n’est pas assez étendue pour s’appelerCatalogue.
NOTIFICATION, s. f. (lat. notificare, notifier.)Action de notifier. Acte par lequel on notifie.
NOTIFIER, v. a. Faire savoir dans les formes lé-gales, dans les formes usitées. || Notifié, ée. par-ticipe.
NOTION, s. f. (lat. notio, notion.) Connaissance,idée qu’on a d’une chose. Notion claire, précise,exacte, ■vague, parfaite.
NOTOIRE, adj. des 2 genres, (lat. notorius, no-toire.) Connu généralement. Le fait est notoire. Ondisait autrefois, en style d’ordonnance et de palais,Soit notoire à tous que. ..
NOTOIREMENT, adv. Évidemment, manifeste-ment. Cela est notoirement vrai.
NOTORIÉTÉ, s. f. Connaissance générale, publi-que, d’une chose de fait. || Acte de notoriété, Actepar lequel les officiers d’un tribunal attestaient unusage établi dans ce tribunal, et faisant jurisprudence.Acte passé devant notaires, par lequel des témoinssuppléent à des preuves par écrit.
NOTRE, adj. possessif des 2 genres, (lat. noster,notre.) Qui est à nous, qui nous appartient, qui estrelatif à nous. Il précède toujours le subst., Nos auplur. Notre père. Nos amis. || Notre, parmi le peu-ple, est quelquefois synonyme de Mon. Ainsi un ar-tisan dit: Notre femme, notre ménagère; une ser-vante, Notre maître, etc. || U est également employé
NOU ao3
au lieu de Mon, par le roi, par les évêques, etc.,dans les memes cas où ils emploient Nous pour Jeou Moi. Voyez Nous.
NÔTRE. Prou, possessif des 2 genres, qui a unsens analogue à celui de Notre adj., et qui se dit parrapport à une personne ou à une'chose dont on adéjà parlé. Il est ordinairement précédé de l’article,Les nôtres. On supprime quelquefois l’article dans lelangage familier. Nous pouvons compter sur lui, il estnôtre, Il est de notre parti, il nous est dévoué. Ceseffets sont nôtres, Ils nous appartiennent. || Nôtre,subst. masc., Ce qui est à nous, ce qui nous appar-tient, soit bien, soit réputation, etc. Nous défendonsle nôtre. || Ce qui vient de nous. Ne mettons rien dunôtre. || Nôtres, plur. subst., Ceux qui sont denotre famille, nos parents. || Ceux qui sont de noirepays, de notre parti, de notre compagnie. || Fam.,Nous avons bien fait des nôtres, Nous avons faitbeaucoup de folies, de bons tours, nous nous sommesbien divertis.
NOTRE-DAME. s. f. Fête de la sainte Vierge. ||Église consacrée à la sainte Vierge. || Images de laVierge qui sont l’objet d’une vénération particulière.
NOUE. s. f. Endroit où se rencontrent les surfacesinclinées de deux combles. || Lame de plomb ou decuivre placée dans la noue. || Tuile creuse servant àl’écoulement des eaux. || Noue, Terre grasse et hu-mide, qui est une espèce de pré servant à la pâturedes bestiaux.
NOUEMENT. s. m. (lat. nodus, nœud.) Actionde nouer. Pop. Nouement de l’aiguillette.
NOUER, v. a. Lier en faisant un nœud, faire un nœudà quelque chose. || Pop. et fig Nouer l’aiguillette, f aireun prétendu maléfice pourempècher la consommationdu mariage. || Fig ., Nouer une partie, Faire une partie,lier une partie. Nouer une intrigue, Former une in-trigue. Nouer amitié, Lier amitié. Cette dernièrelocution vieillit. || Nouer, fig., en parlant Des piècesde théâtre, Former le nœud, l’obstacle qui donnelieu à l’intrigue. || Nouer, Envelopper dans quelquechose, en faisant un nœud. Nouer de l’argent dansle coin d’un mouchoir. || Nouer, avec.le pronompers., en parlant Des arbres à fruit, Passer de l'étatde fleur à celui de fruit. || Neutre, Les fruits nouent.|| Cet enfant se noue, Il devient rachitique. |] Lagoutte se noue, elle est nouée, se dit Lorsque l’hu-meur qui cause la goutte s’épaissit, se durcit dans lesjointure^. |j Les intestins se nouent dans la coliquede misérérè, Ils rentrent en eux-mêmes. |j Noué, ée.participe. || Cet enfant est noué, Les nœuds qui sesont formés dans ses articulations, l’empêchent docroître. Voyez Rachitis.
NOUET. s. m. Linge noué, dans lequel on a misquelque substance pour la faire infuser ou bouillir.
NOUEUX, EUSE. adj. Qui a beaucoup de nœuds.Il ne se dit guère que Du bois.
NOUGAT, s. m. Gâteau fait d’amandes ou de noixau caramel.
NOUILLES, s. f. pi. Pâte d’Allemagne, faite avecde la farine et des œufs, qui ressemble au vermicelle.
NOULET. s. m. Canal pour l’écoulement des eaux,fait avec des noues, c’est-à-dire avec des tuiles creu-ses , des lames de cuivre ou de plomb courbées, etc.|| Petits chevrons qui forment le fond de la noue entredeux combles.
NOURRAIN. s. m. (lat. nutrire, nourrir.) Le fre-tin , le petit poisson qu’on met dans un étang pourle repeupler. Il est synonyme à'Alevin.
NOURRICE, s. f. Femme qui allaite l’enfant d’une